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	<title>Général &#8211; PARLONS PÉDAGOGIE</title>
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	<title>Général &#8211; PARLONS PÉDAGOGIE</title>
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	<item>
		<title>La complexité du harcèlement scolaire : un enjeu de société qui engage chacun</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/harcelement</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 07:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[L’école connait tous les ans le même cycle médiatique…Après les <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/harcelement">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>L’école connait tous les ans le même cycle médiatique…Après les sempiternels reportages sur la rentrée, le cout des fournitures, les réformes …on a eu une pause. Et on revient maintenant sur la question du harcèlement scolaire, comme tous les ans. Et comme tous les ans, on entend les mêmes poncifs stériles et on lit les mêmes commentaires sur les réseaux, tranchés, et sans nuances bien souvent. Ecoles, collèges et lycées mettent en avant leurs actions pour répondre à la commande institutionnelle. Mais je crois – que dis-je, je suis convaincu – que cela ne&nbsp; changera rien.</p>



<p>Les enquêtes se suivent et se succèdent…On a toujours 600 000 enfants victimes chaque année<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>.</p>



<p>Le harcèlement n’est pas un problème de cour de récréation, de cantine, ou de comportements ponctuellement déviants, ou de «&nbsp;<em>sales gosses</em>&nbsp;», c’est un problème de société. Il ne s’agit pas d’une simple « dispute normale d&rsquo;enfants » <em>(«&nbsp;j’ai connu ça enfant, j’en suis pas mort</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>ça forge le caractère</em>&nbsp;»…) mais d&rsquo;un phénomène systémique qui abime profondément la santé mentale des jeunes et a des répercussions des années plus tard<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a>. Si l&rsquo;École est un théâtre de ces drames (car cela se passe de plus en plus sur les réseaux sociaux&nbsp;!), les acteurs ne sont pas seulement les élèves. La famille, l’École et la société tout entière ont une part de responsabilité et, plus encore, un rôle à jouer pour le prévenir et le combattre. Ce que certains (politiques notamment) semblent oublier en centrant tout sur l’Ecole.</p>



<p><strong>La famille : un rempart contre le harcèlement</strong></p>



<p>La famille est le premier lieu d’apprentissage des normes sociales et des valeurs. C’est là que doivent se forger l&#8217;empathie et le respect de l&rsquo;autre. Le rôle des parents est crucial. Ils doivent être vigilants, attentifs aux signaux faibles que leurs enfants peuvent émettre : une baisse soudaine des résultats scolaires, une anxiété inhabituelle, un refus d’aller à l’école, des maux de ventre récurrents.</p>



<p>Mais la responsabilité des parents ne se limite pas à la vigilance. Ils sont aussi les premiers éducateurs à la bienveillance. En enseignant à leurs enfants à respecter les différences, à ne pas juger, et à ne jamais tolérer l’injustice, ils posent les fondations d’un comportement citoyen. Ils doivent également apprendre à leur enfant à se défendre, non pas par la violence, mais par la parole et en cherchant de l’aide auprès d’adultes de confiance. De plus, il est de leur devoir de s’assurer que leur propre enfant ne soit pas un harceleur. Souvent, ces comportements sont le reflet de difficultés plus profondes ou d’une exposition à la violence, y compris à la maison. Mon expérience (et ce n’est que mon expérience) a prouvé qu’un simple entretien avec les parents harceleurs permettait de comprendre beaucoup de choses…et parfois de plaindre l’enfant de vivre dans un tel environnement éducatif. Quand les parents eux-mêmes donnent un modèle défaillant, comment l’enfant pourrait-il se conformer à des normes et valeurs&nbsp;?</p>



<p>Le harcèlement est un miroir de nos propres failles sociétales dans une société qui valorise l’individualisme, l’intolérance et le culte de la performance. Les harcelé-es parlent toujours des jugements et critiques subies&nbsp;: moqueries sur le poids, l’apparence, l’orientation sexuelle, la religion …Qui ne sont que le reflet d’une culture du jugement qui imprègne les médias, les réseaux sociaux et le quotidien dans certaines familles. La dérive, les clivages s’accentuent, les politiques étant les premiers à donner l’exemple.</p>



<p><strong>L&rsquo;Éducation nationale : un protocole encore trop timide</strong></p>



<p>Face à l&rsquo;ampleur du phénomène, l’Éducation nationale a mis en place des dispositifs : numéros verts, campagnes de sensibilisation, et plus récemment, le programme pHARe<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">.</a> Ces initiatives sont louables, mais leur application sur le terrain reste inégale. Le harcèlement est encore parfois minimisé, voire nié, par certains personnels éducatifs, qui ne sont pas suffisamment formés pour le détecter et le prendre en charge.</p>



<p>Il est impératif que le ministère de l&rsquo;Éducation nationale aille plus loin. La formation initiale et continue des enseignants, des CPE, des AED et des directeurs, IEN, chefs d&rsquo;établissement doit être une priorité absolue. Il faut leur donner les outils et le temps pour reconnaître les situations de harcèlement, dialoguer avec les élèves et les familles, et mettre en place des actions concrètes et efficaces, comme les «&nbsp;cercles de parole&nbsp;» ou les médiations. Et surtout il faut une vraie implication des familles et un réel suivi psychologique pour tous les acteurs d’une situation de harcèlement (non, ce n’est pas le cas actuellement). La mise en place de référents « harcèlement » dans chaque établissement est une bonne chose, mais il faut que ces personnes soient reconnues, formées et qu’elles disposent du temps et des moyens nécessaires pour remplir leur mission. Et ne pas devenir eux-mêmes une cible.</p>



<p><strong>La société : un regard qui doit changer</strong></p>



<p>Combattre le harcèlement, c’est donc aussi s’interroger sur notre propre rapport à l&rsquo;autre. C’est promouvoir une société où la différence est une richesse, et non une faiblesse ou un danger (merci aux extrêmes de leurs discours de haine). Les campagnes de sensibilisation doivent être massives et régulières, à l’image de celles menées pour la sécurité routière. Elles doivent toucher tous les publics, des plus jeunes aux adultes, car le harcèlement n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage des cours de récréation. Il se prolonge souvent dans la rue, sur les lieux de travail et dans d&rsquo;autres sphères sociales, sous des formes différentes. Il doit être régulé sur les réseaux sociaux même si cela semble impossible. </p>



<p>Le harcèlement scolaire n&rsquo;est pas un problème isolé. C&rsquo;est un symptôme. Il nous interpelle tous, en tant que parents, éducateurs et citoyens. Chacun, à son échelle, a le pouvoir d&rsquo;agir. En brisant le silence, en tendant la main, en éduquant avec bienveillance, nous pouvons collectivement construire une société où le respect de l&rsquo;autre est une valeur FONDAMENTALE, et non une simple injonction. Chacun a la capacité de dire aux autres que le comportement n&rsquo;est pas acceptable. Il faut aller lire ce que dit Karl Popper sur le paradoxe de la tolérance : si nous sommes d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et si nous ne défendons pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance.</p>



<p>Et puis…une question me taraude souvent l’esprit&nbsp;: pourquoi s’est on saisi de cette question grave et qu’on laisse de côté la question des enfants victimes de violences sexuelles&nbsp;? Le gouvernement reconnait 160 000 enfants victimes chaque année<a href="#_ftn4" id="_ftnref4">[4]</a>. Pourquoi pas de plan, pas d’enquête, pas de campagne de presse massive&nbsp;? Qui peut croire que ces 160 000 enfants vivent une scolarité épanouie, n’ont pas de problèmes de santé mentale&nbsp;?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> « Premiers résultats statistiques de l&rsquo;Enquête harcèlement 2023 » (Ministère de l&rsquo;Éducation nationale et de la Jeunesse &#8211; DEPP), publié en novembre 2023.</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Le lien entre harcèlement et addictions a été prouvé par différentes études</p>



<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Dossier de presse du Gouvernement (Campagne nationale de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants, septembre 2023)</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le temps, ce tyran</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/le-temps-ce-tyran</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 05:13:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.parlonspedagogie.fr/?p=312</guid>

					<description><![CDATA[En tant que professionnels, nous sommes tous confrontés à une <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/le-temps-ce-tyran">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>En tant que professionnels, nous sommes tous confrontés à une seule et même ressource limitée : le temps. On me demande souvent comment j&rsquo;arrive à mener autant de projets de front. Évidemment, il y a le sacrifice de temps personnels et un nombre d&rsquo;heures de travail par semaine conséquent. Mais au-delà de cela, il y a surtout des méthodes, une gestion stratégique du temps.</p>



<p><strong>1. La méthode du « Time Blocking »</strong></p>



<p>Le principe est simple et puissant : <strong>structurez votre journée en blocs de temps dédiés à une seule et unique tâche</strong>. Par exemple, de 9h à 10h, vous ne faites que la gestion de vos emails ; de 10h à 12h, vous vous consacrez à un projet prioritaire. L&rsquo;objectif est de réduire les <strong>« switching costs »</strong>, ces coûts cognitifs et cette perte de temps que vous encourez à chaque fois que vous passez d&rsquo;une tâche à l&rsquo;autre. Le fait de savoir ce que vous devez faire, et quand, vous libère l&rsquo;esprit et vous permet d&rsquo;être plus productif.</p>



<p><strong>2. La règle des 2 minutes</strong></p>



<p>Issue de la méthode « Getting Things Done » de David Allen, c&rsquo;est l&rsquo;une des premières règles que j&rsquo;ai appliquée il y a longtemps. Son principe ? <strong>Si une tâche prend moins de 2 minutes, faites-la immédiatement</strong>. S&rsquo;il faut plus de temps, planifiez-la ou déléguez-la. Pourquoi ? Parce que cela désencombre votre esprit. La psychologie nous apprend que les tâches inachevées (l&rsquo;effet Zeigarnik) parasitent notre concentration. Accomplir ces petites tâches nous offre une micro-satisfaction immédiate et nous permet de rester concentrés sur l&rsquo;essentiel.</p>



<p><strong>3. La matrice d&rsquo;Eisenhower pour prioriser</strong></p>



<p>Dwight D. Eisenhower a dit : « Ce qui est important est rarement urgent, et ce qui est urgent est rarement important. » Cette citation est au cœur d&rsquo;une méthode de priorisation redoutable. Le principe est de classer vos tâches en quatre catégories :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Urgent &amp; Important</strong> : à faire immédiatement. Ce sont les crises, les délais critiques.</li>



<li><strong>Important mais non Urgent</strong> : à planifier. Ce sont les projets à long terme, la formation, la prévention. C&rsquo;est là que réside la vraie valeur et le développement.</li>



<li><strong>Urgent mais non Important</strong> : à déléguer. Ce sont les interruptions, certaines réunions, les tâches qui n&rsquo;apportent pas de valeur directe.</li>



<li><strong>Ni Urgent ni Important</strong> : à éliminer. Ce sont les distractions, les tâches superflues.</li>
</ul>



<p>Cette matrice permet de se concentrer sur les tâches qui créent réellement de la valeur, en appliquant la <strong>Loi de Pareto</strong> : 20 % de nos efforts génèrent 80 % des résultats.</p>



<p><strong>4. Le « Deep Work » pour les projets complexes</strong></p>



<p>Le <strong>« Deep Work »</strong> ou travail en profondeur, popularisé par Cal Newport, est l&rsquo;état dans lequel vous êtes concentré sans aucune distraction sur une tâche cognitivement exigeante. Pour les projets complexes, réservez des plages de 90 à 120 minutes sans aucune interruption (appels,notifications, réseaux sociaux, emails). Cet état de concentration intense permet de réaliser en quelques heures ce qui prendrait une journée entière avec des interruptions.</p>



<p><strong>5. Bonus indispensables</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La technique Pomodoro</strong> : Pour un focus continu, alternez des sessions de 25 minutes de travail intense (appelées « pomodoros ») avec 5 minutes de pause. Après quatre pomodoros, faites une pause plus longue. Cette technique permet de maintenir une haute intensité sans épuiser ses capacités cognitives.</li>



<li><strong>Formez-vous avec vos outils numériques</strong> : De nombreuses tâches répétitives (création de modèles d&#8217;emails/courriers, publipostage, macros Excel) peuvent être automatisées. Prenez le temps d&rsquo;apprendre ces fonctionnalités pour gagner un temps précieux chaque semaine.</li>
</ul>



<p><strong>6. Changer sa vision du temps</strong></p>



<p>Dans <em>Votre temps est infini</em>, Fabien Olicard propose une métaphore utile : chaque journée équivaut à « 1 440 € », soit vos minutes à dépenser judicieusement. Il vous invite à calculer la valeur de votre temps  en pesant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>ce que vous accepteriez de faire (ou payer) pour une heure passée sans rien faire,</li>



<li>ce que vous êtes prêt à payer pour déléguer une tâche répétitive,</li>



<li>votre salaire horaire réel (revenu divisé par temps total),</li>



<li>combien vous devriez gagner par heure pour être satisfait.</li>
</ul>



<p>Cela permet de prendre des décisions éclairées : par exemple, payer plus cher un billet plus rapide s’il vous fait gagner du temps précieux.</p>



<p>Fabien distingue également cinq<strong> types de temps</strong> :</p>



<ol start="1" class="wp-block-list">
<li>Professionnel</li>



<li>Personnel</li>



<li>Pour soi (formateur, bien-être…)</li>



<li>Obligatoire (corvées, administratif…)</li>



<li>Temps perdu (« non‑temps ») </li>
</ol>



<p>En plus, il suggère des pratiques concrètes : se fixer des délais courts (loi de Parkinson), découper les projets, utiliser les temps morts (en voiture, salle d’attente), visualiser mentalement ses actions… autant d’outils pour optimiser chaque minute.</p>



<p><strong>Pour aller plus loin</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Allen, D. (2015). <em>Getting Things Done: The Art of Stress-Free Productivity</em>. Penguin Books.</li>



<li>Olicard, F. (2020). <em>Votre temps est infini</em>. First Éditions.</li>



<li>Olicard, F. (2025). <em>Ce livre vous fera gagner du temps. </em>First Éditions.</li>



<li>Newport, C. (2016). <em>Deep Work: Rules for Focused Success in a Distracted World</em>. Grand Central Publishing.</li>



<li>Covey, S. R. (2004). <em>Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu&rsquo;ils entreprennent</em>. Éditions First.</li>
</ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Journée d&#8217;étude et de réflexion SE-UNSA : « Faire réussir les élèves: une ambition, des leviers, une exigence collective. »</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/journee-detude-et-de-reflexion-se-unsa-faire-reussir-les-eleves-une-ambition-des-leviers-une-exigence-collective</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 May 2025 05:43:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.parlonspedagogie.fr/?p=307</guid>

					<description><![CDATA[Bourse du travail, PARIS le 9 mai 2025. Le SE-UNSA, <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/journee-detude-et-de-reflexion-se-unsa-faire-reussir-les-eleves-une-ambition-des-leviers-une-exigence-collective">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Bourse du travail, PARIS le 9 mai 2025.</strong></p>



<p>Le SE-UNSA, syndicat enseignant, m&rsquo;a fait l&rsquo;honneur de m&rsquo;inviter à leur journée d&rsquo;étude du 9 mai pour y jouer le rôle du grand témoin. Mission difficile mais intéressante !</p>



<p>J&rsquo;ai pu ainsi profiter d&rsquo;une conférence de Marc Bablet, des ateliers de Sylvain Connac, Laurent Reynaud, Carolone Desombre et Jacques Bernardin, puis d&rsquo;une table ronde, avec l&rsquo;objectif d&rsquo;en rédiger une synthèse pour clôturer cette journée.</p>



<p>C&rsquo;est cette synthèse que je vous partage ici:</p>



<p></p>



<p><em>Cette synthèse a été rédigée au fil de la journée. C’est donc un document évidemment perfectible mais totalement authentique.</em></p>



<p>Nous venons de vivre une journée riche, humaine et intensément stimulante. À travers la conférence, les ateliers, et cette table ronde, une conviction a émergé avec force : la réussite de tous les élèves n’est pas une utopie, mais une exigence démocratique qui appelle des transformations profondes et coordonnées.</p>



<p>Et en fil rouge un enjeu énorme : ne pas transformer les différences sociales en inégalités scolaires.</p>



<p>Et cette conviction doit lutter contre le fait que l&rsquo;école est un objet de communication politique.</p>



<p>Un constat essentiel s’est imposé : l’école est aujourd’hui traversée par une diversité croissante — des parcours, des rythmes, des contextes de vie, des représentations de la réussite.</p>



<p><strong>1. Hétérogénéité : non pas un obstacle, mais un moteur</strong></p>



<p>la conférence d’ouverture de Marc Bablet a apporté des éclairages indispensables.</p>



<p>La société a évolué depuis 30 40 ans dans une dynamique néo libérale.&nbsp; Une des premières conséquences qui vient heurter le monde enseignant est l&rsquo;évolution du comportement des parents qui s&rsquo;inscrivent dans un consumérisme scolaire créant une tension.&nbsp; Marc Bablet nous a expliqué cette tension et d’autres qui mettent aujourd’hui beaucoup d’enseignants en souffrance : sentiment de ne plus pouvoir faire son travail correctement,&nbsp; porosité vie pro et vie perso, stress, conditions de travail, manque de reconnaissance, etc.</p>



<p>Au cœur de ces changements se pose la question de l’hétérogénéité. Plutôt que de chercher à homogénéiser, il s’agit d’embrasser cette pluralité comme une ressource.</p>



<p>L&rsquo;hétérogénéité demande d’avoir des pratiques qui prennent en compte la diversité des élèves sans rentrer dans cette individualité réclamée par une vision d&rsquo;une école libérale.</p>



<p>Les ateliers l’ont montré : à travers la coopération (Sylvain Connac, Laurent Reynaud), la différenciation, ou l’inclusion active (Caroline Desombre), les pratiques pédagogiques évoluent pour faire de cette hétérogénéité un levier de dynamisation du collectif et d’épanouissement individuel.</p>



<p><strong>2. Changer les pratiques pour transformer les conditions d’apprentissage</strong></p>



<p>Ce qui se joue, ce n’est pas seulement la transmission de savoirs, mais la qualité de l’environnement d’apprentissage : climat de classe, confiance, posture de l’enseignant, droits à l’erreur, aménagements, etc.</p>



<p>Et dans cet environnement, la question de l’évaluation est fondamentale.&nbsp; On dispose de beaucoup d&rsquo;outils qu’il faut utiliser de la bonne manière et non pas dans une perspective de classements. C’est à dire évaluer pour disposer d’informations utiles et , in fine, comprendre ce que les élèves ne comprennent pas.</p>



<p>Laurent Reynaud nous a montré comment en partant d’une bonne intention &#8211; mettre les élèves en groupe avec une production à réaliser &#8211; on peut créer ou renforcer les inégalités &#8230;sauf si on pose les bons jalons pour définir le travail de groupe en insistant par exemple sur ce qu’on apprend&#8230;</p>



<p>Mettre en place de bonnes pratiques demande une posture repensée&#8230;Par exemple, poser les questions simples comme&nbsp;: <em>Qu&rsquo;est-ce que tu as fait ? Qu est-ce que tu as appris ? </em>C&rsquo;est à dire vérifier si l’élève a différencié tâche et activité &#8230;</p>



<p>Ou bien <em>Tu es sûr ?</em> pour permettre aux élèves de s’autoriser élèves à interroger, argumenter…</p>



<p>Et la question de l’évaluation ne peut s’envisager sans une plus grande pratique de l’observation des élèves.</p>



<p>Et c’est ce que Sylvain Connac nous a bien montré dans son exemple avec Youssra. Sans entretien avec les élèves, sans tuteur, aucune évaluation «&nbsp;papier&nbsp;» n’aurait pu nous dire ce qui posait problème à cet élève&#8230;Caroline Desombre, dans son atelier autour de la question de l’inclusion, a bien explicité comment dans le repérage des BEP l’observation est la première clé pour identifier réussite et difficulté puis, une fois que les difficultés sont identifiées, comment identifier obstacles et besoins&#8230;</p>



<p>Les ateliers de Jacques Bernardin ont quant à eux particulièrement souligné l’importance d’une pédagogie active et signifiante, où les élèves peuvent créer du sens, mettre en débat le vocabulaire, argumenter, reconstruire le savoir par eux- mêmes, dans une logique d’appropriation.</p>



<p>Les ateliers de Sylvain Connac ou Laurent Reynaud nous ont montré que la pédagogie coopérative peut répondre à ces besoins pour plusieurs raisons : ces pratiques s’appuient sur la recherche tout en rendant cela pleinement opérationnel avec des outils concrets&#8230;</p>



<p>Et ainsi cette journée a été riche en propositions pédagogiques pour répondre collectivement à l’hétérogénéité et faire réussir les élèves…</p>



<p>Travail de groupe, tutorat, table d’appui, outils &#8230; ou encore la récréation de textes de Jacques Bernardin qui sous couvert de jouer avec la langue et la mémoire emmène dans des échanges riches entre élèves.</p>



<p>Et on pourrait citer les marchés de connaissance ou les pratiques pédagogiques inclusives comme Caroline Desombre en a donné des exemples&#8230;</p>



<p>Ces pratiques sont intéressantes sur bien des points en particulier du fait qu’elles ne stigmatisent pas les élèves, sont des alternatives aux groupes de niveau&#8230;</p>



<p>Et le second effet Kiss cool, c’est que ces types de pratiques permettent des évolutions des pratiques professionnelles en lien avec l’évaluation l’hétérogénéité des élèves&#8230;</p>



<p>Mais il ne suffit pas de faire ou de mettre en œuvre pour obtenir cela. Les intervenants l’ont tous dit : cela fonctionne si on comprend les enjeux pédagogiques ou didactiques de ces pratiques car elles n’ont pas été pensées n’importe comment&#8230;dépasser ses conceptions parfois erronées sur l’effet tuteur, sur le handicap, différencier travail en groupe et travail de groupe, etc&#8230;et toutes ces pratiques ne peuvent plus et ne doivent plus se penser dans la solitude de la classe, chacun porte fermée&nbsp;!</p>



<p>Tout cela ne peut arriver par la pensée magique &#8230;ou l’injonction ou la lecture d’un article.&nbsp; Cela passe par la formation !</p>



<p>Et la transition est ainsi parfaite pour ma 3e partie :</p>



<p><strong>3. L’enseignant, artisan de l’inclusion&#8230; formé et accompagné</strong></p>



<p>Une constante de cette journée : l’enseignant ne peut porter seul la mission d’équité. Il a besoin d’une formation initiale et continue exigeante, connectée aux réalités du terrain, de temps de concertation, d’une culture professionnelle, du travail collaboratif et d’un appui de la hiérarchie.</p>



<p>Marc Bablet nous a partagé sa vision d’une formation efficiente (vision que je partage totalement) : partage, échanges, observations, accompagnement en classe, et surtout une formation qui répond aux besoins réels et non pas à une idée politique éphémère&#8230;</p>



<p>L’enseignant n’est pas un simple exécutant, raison pour laquelle les formations dispensant une bonne parole n’ont ni sens ni efficacité.</p>



<p>L’enjeu est de renforcer une véritable ingénierie pédagogique, mais aussi la capacité à écouter, à coopérer, à ajuster — qualités qui, on l’a vu, sont au cœur de la posture inclusive et de la différenciation réussie.</p>



<p>Et pour cela il faut une formation de formateur exigeante, non culpabilisante mais responsabilisante.</p>



<p>C’est un défi énorme qui attend l’institution&#8230;</p>



<p>Tous ces éléments étant posés se pose la question finale :</p>



<p><strong>4. Réussir : quelle définition, quelle évaluation, quelle finalité ?</strong></p>



<p>La table ronde a donc ouvert un débat fondamental&nbsp;: Quelles conditions pour faire réussir tous nos élèves ? …en résonance avec ce qui a pu se dire lors des ateliers : que signifie « réussir » aujourd’hui ? Les politiques portent l’étendard de l’égalité des chances, expression dont Marc Bablet a souligné les dangers&#8230;</p>



<p>Réussir c’est quoi ? Acquérir des compétences, atteindre son plein potentiel, être maître de son orientation, répondre à la norme ou s’émanciper des déterminismes, ne pas être en échec, trouver les ressources pour un développement optimal…</p>



<p>Et quelles finalités pour l’école dans une société démocratique&#8230;mission de formation des élèves, de classements des élèves, former à tout finalement (et pas que du disciplinaire), parle-t-on d’instruction ou d’éducation&#8230;faire vivre la démocratie, devenir citoyen, acquérir une culture commune…</p>



<p>Nous avons vu ainsi émerger une tension entre la finalité individuelle (développement, épanouissement) et la mission collective de l’école (former des citoyens libres, outillés, critiques).</p>



<p>Se pose alors la question de l’inclusion dans cette problématique&#8230;on sait qu’il s’agit de ne pas faire d’intégration mais d’aller dans un travail plus profond : une évolution des conceptions, un changement de pratiques des enseignants, donner du sens&#8230;donner d’autres sens aux savoirs</p>



<p>Dans une vision systémique de tout cela, les familles et partenaires ont un rôle, où chacun garderait sa place, en réfléchissant aux ponts à créer&#8230;en faisant évoluer les représentations, se rapprocher de l’école pour les familles en difficulté, œuvrer à une connaissance mutuelle&#8230;pour plus de reconnaissance</p>



<p>Sur ce chemin, l’évaluation devient inévitablement un noeud. Elle peut être frein… ou levier. Sortir du prisme de la seule évaluation sommative, sélective. Ne pas être inscrit dans la comparaison.</p>



<p>Une évaluation formative, valorisante, centrée sur la détection des erreurs, les progrès et les processus (plutôt que sur la seule performance) est une clé de réengagement pour les élèves les plus fragiles. Elle prend du temps mais est pourtant utile.</p>



<p>Comment voir les choses ? Est-ce que l’école doit s’adapter à la société ou est-ce l’inverse ?</p>



<p>Au-delà de toutes ces réflexions l’école doit s’interroger sur l’idée d’une Éducation permanente qui valorise l’apprentissage tout au long de la vie &#8230;accompagner les élèves par des passerelles est une piste mais il faut encourager les familles à prendre ces passerelles, encourager les élèves à être curieux, critiques…</p>



<p>L’école doit aussi s’ouvrir à l’extérieur mais faut-il toujours tout attendre de l’école&#8230;on ne parle pas vraiment d’éducation dans les médias. En faire un enjeu sociétal&nbsp;!</p>



<p>L’école ne peut plus s ’arrêter au lire, écrire et compter&#8230;une évolution est nécessaire&#8230;</p>



<p><strong>En conclusion</strong> : une école de la réussite pour tous, cela s’organise, se construit, se revendique.</p>



<p>Enfin, la journée se conclue sur une ouverture nécessaire : la réussite ne se joue pas uniquement dans l’espace scolaire (Caroline Desombre a parlé de tiers lieu pour les enseignants, une idée intéressante)&#8230;ni uniquement pendant la scolarité obligatoire, ni sans une volonté politique.</p>



<p>Avoir le souci de faire réussir tout le monde tout en sachant qu’on n’y arrivera pas&#8230;avoir l’envie de se saisir de cet objectif insaisissable. Être bienveillant envers soi aussi.</p>



<p>L’idée d’une éducation permanente — dans le temps, dans les lieux, dans la diversité des acteurs — est venue enrichir notre réflexion. Familles, collectivités, associations, monde du travail… tous ont un rôle à jouer. L’école ne peut réussir seule.</p>



<p>Oui, l’école peut faire réussir tous les élèves. Mais à une condition : qu’elle cesse de penser la réussite sur un modèle unique, normatif, et s’ouvre à la co-construction d’un cadre souple, exigeant, inclusif, fondé sur l’idée que tous les élèves sont éducables, à tout moment, avec les bons outils, les bons temps, et les bons partenaires. Qu’il y a un changement systémique profond et coordonné.</p>



<p>Il ne s’agit pas d’ »adapter » à la marge, mais bien d’interroger le cœur même de nos conceptions pédagogiques, nos évaluations, nos postures et nos finalités. Ce pari de l’éducabilité universelle est un impératif républicain.</p>



<p>Merci à tous les intervenants pour la richesse de leurs contributions, et à vous participants pour votre présence active.</p>



<p>Vous pourrez enrichir ces apports avec les références données par les intervenants, notamment en allant feuilleter les toujours excellents cahiers pédagogiques&#8230;formez-vous, et faites-le pour vous, parlez-en avec vos collègues&#8230;</p>



<p>Ce que vous allez maintenant faire de cette journée, dans vos classes, vos équipes, vos territoires, fera toute la différence. &nbsp;</p>



<p></p>
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		<title>Réflexions sur la rentrée (Professeurs des écoles)</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/reflexions-sur-la-rentree-professeurs-des-ecoles</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Aug 2024 17:38:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
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					<description><![CDATA[La journée de rentrée est une journée particulière, teintée de <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/reflexions-sur-la-rentree-professeurs-des-ecoles">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>La journée de rentrée est une journée particulière, teintée de stress, d’un mélange d’excitation et d’appréhension, qu’on soit enseignant, directeur d’école, AESH, atsem, cadre, etc. Dans cet article, je m’adresse plus spécifiquement aux professeurs des écoles et aux directrices et directeurs d’école.</p>



<p>Quelque soit le poste que l’on va occuper, pour une première fois ou pour la trentième fois, la préparation à la rentrée et aux premières semaines de classe est essentiellement un acte personnel. Il n’est pas trop difficile de trouver de l’aide, des pistes de travail, de bons conseils…Si on en a besoin, le plus grand risque étant de se perdre dans la foule d’informations. Internet, les réseaux sociaux fourmillent de personnes compétentes qui partagent au plus grand nombre leur expérience et leurs réflexions. Et c’est une excellente démarche au service de l’Ecole.</p>



<p>Toutefois, j’ai envie d’aborder un point qui est parfois laissé de côté, ou un peu survolé&nbsp;: celui de l’état d’esprit et de la «&nbsp;santé mentale&nbsp;» des professionnels. Je mets entre guillemets car l’expression peut faire peur. J’ai pensé à cela en discutant avec une professeure des écoles qui exprimait la pression qu’elle ressentait, mais aussi la culpabilité à voir certaines collègues «&nbsp;étaler&nbsp;» sur leurs réseaux leur travail de préparation, leur «&nbsp;classe si bien rangée, organisée&nbsp;», les documents plastifiés, tout prêts…Face à cela, elle se sentait déprimée et démobilisée et, finalement, n’arrivait pas à s’y mettre.</p>



<p>Ainsi, est-ce qu’on prend (vraiment) le temps de se préparer sur les plans intellectuel, émotionnel, psychologique&nbsp;? La rentrée, ce n’est pas commencer un voyage au pays des bisounours. Il y a beaucoup d’aspects positifs dans le métier, de retours gratifiants, de soutiens, de motivation à faire plus…mais il n’y a pas que ça. Non, tout ne va pas être merveilleux. Il y aura dans les jours et semaines qui suivent des hauts et des bas. Chez certains débutants, ce sera peut-être le grand désenchantement…La réalité du métier arrive rapidement&nbsp;: la charge de travail, les situations difficiles, les conflits, les ambiances de travail parfois tendues, la gestion de l’articulation vie pro/vie perso, la pression du changement, les réformes, le contexte sociétal, les aléas de la vie privée, etc. Ne pas être préparé à tout cela, ne pas savoir comment le gérer va créer un profond mal être, et avec le temps, si on ne déconnecte pas, si on n’agit pas sur certains de nos comportements, si le travail envahit notre vie et nos pensées, le burnout ne sera pas loin…</p>



<p>Alors comment se préparer à cela pour mieux vivre son métier&nbsp;? Pour que cette rentrée soit la première d’un nouveau chapitre professionnel, plus serein et plus en adéquation avec ce que l’on souhaite. Je propose plusieurs axes de travail&nbsp;:</p>



<p><strong>1/ S’organiser, planifier son travail</strong></p>



<p>L’objectif est de délimiter clairement les frontières vie pro / vie perso. Le métier peut prendre beaucoup (trop) de temps. On peut ne jamais s’arrêter car il y aura toujours quelque chose (de plus) à faire. Et à trop en faire, on devient de moins en moins performant, au contraire même. La culture professionnelle qui tendrait à prouver qu’on est de bons professionnels parce qu’on part tard du travail, qu’on fait plus d’heures, qu’on ne dit jamais non est une aberration.</p>



<p>Donc, il faut se créer un planning détaillé, incluant le temps passé à l’école, les temps de préparation/correction et tâches administratives mais aussi les moments de détente et autres activités personnelles. Il est bon aussi d’apprendre à hiérarchiser&nbsp;: identifier les tâches les plus importantes et urgentes pour les réaliser en priorité.</p>



<p>Si tout cela ne suffit pas, peut être prendre le temps de se former à des techniques de travail et de productivité&nbsp;: utilisation d’outils numériques,&nbsp;<em>méthode pomodoro, le batching, le deep work</em>, la prise en compte de certaines lois (loi de Pareto, loi de Parkinson, loi de Laborit) etc. C’est un aspect totalement absent (à ma connaissance) de la formation des professeurs et directeurs.</p>



<p><strong>2/ Apprendre à déconnecter</strong></p>



<p>Il faut ensuite apprendre à déconnecter&nbsp;: ne plus consulter ses mails H24, ne pas dire oui à toutes les demandes, ne pas répondre aux messages des parents après telle heure, accepter de couper même si tout n’a pas été fait (plutôt que de sacrifier le sommeil, un repas, etc). Il faut pour certaines personnes se détacher du rôle de «&nbsp;bon élève&nbsp;» et de la volonté de paraitre «&nbsp;parfait&nbsp;» aux yeux des autres. Savoir s’écouter pour se préserver pour au final être plus disponible. &nbsp;</p>



<p><strong>3/ Apprendre à gérer son stress</strong></p>



<p>La source de stress varie selon chaque professionnel mais il y a des invariants&nbsp;: stress produit par un conflit, par la charge de travail, par des changements trop fréquents, etc.</p>



<p>On peut, et on doit, apprendre à gérer son stress, par la pratique d’activités relaxantes, sportives (la marche quotidienne par exemple a de nombreux bienfaits), par la mise à distance des choses (le stress vient souvent d’une implication émotionnelle trop grande…Ce n’est pas vous qui êtes attaqué dans un conflit, c’est le professionnel représentant une institution par exemple…).</p>



<p>Le travail en équipe, l’échange avec les collègues, la communication avec la hiérarchie sont aussi directement connectés au stress, positivement ou négativement. Cela demande donc une réflexion. J’ai ainsi vu souvent des enseignants rester dans une école pendant plusieurs années alors qu’ils s’y sentaient mal et en souffrance, tant le changement peut faire peur et être bloquant.</p>



<p>Et si besoin, il ne faut pas avoir honte ou culpabiliser à consulter un professionnel de santé pour se faire accompagner.</p>



<p>En conclusion, dans un contexte où le métier est de plus en plus difficile, de plus en plus mal vécu comme les enquêtes de bien-être en témoignent, il est indispensable que chacun -individuellement et collectivement- prenne en compte ces questions.</p>
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		<title>Pilotage pédagogique (direction d&#8217;école)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 09:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour faire suite au webinaire auquel j&#8217;ai participé concernant les <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/pilotage-pedagogique-direction-decole">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour faire suite au webinaire auquel j&rsquo;ai participé concernant les directeurs (j&rsquo;en parle dans l&rsquo;article sur la liberté pédagogique), je partage quelques idées fortes qui pour moi doivent guider le pilotage pédagogique des directeurs et directrices d&rsquo;école. A l&rsquo;heure où la fin d&rsquo;année se rapproche, où la prise de futurs postes de direction va s&rsquo;annoncer pour certains, il peut être fructueux de prendre un temps d&rsquo;introspection sur cette question fondamentale. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Premiers pas</h2>



<p>À la rentrée, lors de l&rsquo;arrivée en tant que « jeune » ou « nouveau » directeur (ou directrice), quelques points me semblent importants à poser :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les <strong>règles de communication au sein de l&rsquo;école:</strong> comment l&rsquo;information est partagée. Quels canaux (mail, casier papier&#8230;), quelle hiérarchisation des informations (comme trier entre l&rsquo;urgent, ce qui est à réfléchir mais attendra la prochaine réunion&#8230;), etc. En lien direct avec cela : comment sont organisées les réunions statutaires (conseils de maitre, de cycles, d&rsquo;école&#8230;). Qui préside, qui fait le secrétariat, etc. Non ce ne doit pas toujours être le directeur&#8230;Les textes sont clairs là-dessus. </li>



<li>les <strong>règles de fonctionnement de l&rsquo;école</strong>: aborder les questions pratiques permet déjà d&rsquo;affirmer sa posture et sa vision de l&rsquo;école. Cela se fait autour de choses simples: la gestion de la coopérative, les services de récréation, l&rsquo;ouverture des portes de l&rsquo;école, qui réserve les cars pour les sorties, etc. Parfois, il y a un attendu que tout cela incombe au directeur « <em>car toi, t&rsquo;as une décharge pour ça »</em>. Que nenni. La décharge correspond à une charge de travail et une responsabilité bien suffisantes. Ces questions de fonctionnement n&rsquo;appartiennent donc pas plus au directeur qu&rsquo;aux collègues de l&rsquo;école ! Et clarifier qui doit faire quoi permet d&rsquo;anticiper de futures situations de conflits. </li>



<li>les <strong>modalités de travail sur les sujets de fond</strong> : piloter une école c&rsquo;est avoir une vision, des ambitions au service des élèves. Cela nécessite de prendre le temps de la réflexion, que ce soit sur les évaluations nationales, sur les programmes, la constitution de programmations communes, les sanctions à l&rsquo;école, la liberté pédagogique et tant d&rsquo;autres sujets&#8230;Comment s&rsquo;organise-t-on collectivement ? Comment chacun prend sa part ? Imaginer des formats de travail qui ne s&rsquo;arrêtent pas à la simple réunion présentielle : une réunion préparée en amont par la transmission par le directeur d&rsquo;éléments de réflexion, solliciter l&rsquo;apport d&rsquo;une ressource extérieure (CPC, pole ressource&#8230;), faire travailler les collègues en groupes de réflexion avec chacun un pilote, un objectif, etc. </li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La posture</h2>



<p>Etre directeur ou directrice d&rsquo;école s&rsquo;incarne dans la posture. Rien à voir avec des questions d&rsquo;autorité fonctionnelle ou non, de textes ou je ne sais quoi. Non, c&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;on porte comme on porte le fait d&rsquo;être professeur. Il s&rsquo;agit de manager/diriger/animer/piloter/accompagner/autreverbedevotrechoix&#8230; l&rsquo;équipe de l&rsquo;école. Mais quelle posture voulez-vous adopter ? Souvent on s&rsquo;inscrit inconsciemment dans un mélange de postures variées, comme par exemple :</p>



<p>=> une <strong>posture autocratique</strong>: <em>il n&rsquo;y a que ça qui marche&#8230;pas de débat, c&rsquo;est « moi le chef »&#8230;</em></p>



<p>=> une <strong>posture démocratique</strong>: <em>on décide tout collectivement, quitte à ne jamais rien acter faute de majorité</em></p>



<p>=> une <strong>posture paternaliste</strong>: <em>ils sont tous mes enfants, il faut les couver</em>&#8230;</p>



<p>=> une <strong>posture situationnelle</strong>: <em>je gère au jour le jour, selon la situation, selon les personnes</em></p>



<p>=> une <strong>posture bureaucratique</strong>: <em>les textes, rien que les textes, vive les textes&#8230;</em></p>



<p>=> une <strong>posture de serviteur:</strong> <em>je suis au service des collègues, pour leur faciliter la vie</em>&#8230;</p>



<p>=> une <strong>posture visionnaire</strong>: <em>moi je sais, il faut qu&rsquo;ils me suivent, c&rsquo;est pour leur bien&#8230;</em></p>



<p>=> une <strong>posture laissez-faire</strong>: <em>moi je ne suis pas chef, faites ce que vous voulez, c&rsquo;est pas mon problème&#8230;.</em></p>



<p>Et on pourrait en voir d&rsquo;autres encore&#8230;Aucune n&rsquo;est pertinente par elle-même. Une posture adéquate est une posture incarnée, équilibrée, intelligente. Derrière cette posture incarnée, il y a des mots clés à mon sens et des principes de pilotages : la responsabilité, les valeurs, la vision, l&rsquo;engagement, la transparence&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">La responsabilité</mark></strong></h4>



<p>Un mot important. Galvauder, esquiver à coup de parapluie&#8230;J&rsquo;ai la conviction profonde que c&rsquo;est le sens des responsabilités qui doit animer la fonction de directeur. Le porter soi et l&rsquo;exiger des autres. Derrière cette notion de responsabilité, il s&rsquo;agit  d&rsquo;oser prendre des décisions, de les assumer ensuite (pas de volte-face en cas de tempête), de faire preuve d&rsquo;intelligence du terrain pour savoir exploiter les marges de manœuvres potentielles, etc.</p>



<p>Et contrairement à ce que pensent certains, il n&rsquo;y a pas besoin d&rsquo;un statut de « chef » pour exiger certaines choses de la part des personnels de l&rsquo;école ou des parents, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit juste d&rsquo;appliquer les textes, de faire en sorte que l&rsquo;école fonctionne ou d&rsquo;agir sur la base de valeurs humanistes. </p>



<p>Etre un directeur responsable c&rsquo;est donc assumer son rôle. Il y a des choses qui sont négociables et d&rsquo;autres qui ne le sont pas. Et cela doit être posé avec l&rsquo;équipe et appliqué avec justice et équité. On ne négocie pas sur les valeurs, ou sur les règles de sécurité. On négocie sur les règles de fonctionnement pratiques (l&rsquo;heure des récréations, l&rsquo;organisation d&rsquo;un planning&#8230;). </p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">Les valeurs</mark></strong></h4>



<p>C&rsquo;est pour moi le cœur des métiers d&rsquo;enseignant, de directeur. Quelles valeurs je porte, j&rsquo;incarne, en tant que directeur / directrice ? Comment je me positionne par rapport aux valeurs de l&rsquo;école ? Comment je promeus l&rsquo;intérêt général ? Globalement, il s&rsquo;agit <em>a minima</em> de : l&rsquo;humanisme, la bienveillance ( pas d&rsquo;abus de langage, d&rsquo;excès, bienveillance implique le cadre !), l&rsquo;intégrité (et derrière cela l&rsquo;éthique et la déontologie), l&rsquo;engagement envers les valeurs républicaines, mais aussi la justice, l&rsquo;acceptation de tous et de toutes (inclusion&#8230;), l&rsquo;humilité (accepter d&rsquo;être faillible)&#8230;</p>



<p>Les valeurs ne se décrètent pas. Il ne suffit pas de les énoncer. Elles se portent dans les actes du quotidien, dans la gestion et le pilotage de l&rsquo;école.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">La vision</mark></h4>



<p>Piloter, pour certains jouer le rôle d&rsquo;un leader, implique d&rsquo;abord une vision, une vision porteuse de sens. Savoir où on est, où on va et comment on y va. La vision doit être portée par les valeurs de l&rsquo;école et ambitieuse, au service des élèves. Cette vision doit aussi être partagée, construite aussi collectivement. </p>



<p>Pour cela : informer, suggérer, susciter l&rsquo;envie, favoriser l&rsquo;équipe, s&rsquo;ouvrir à d&rsquo;autres pratiques&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">La communication</mark></strong></h4>



<p>C&rsquo;est la clé du bon fonctionnement au quotidien d&rsquo;une école et de son pilotage. C&rsquo;est la traduction concrète du sens des responsabilités, des valeurs et de la la vision. Bien communiquer est essentiel : savoir écouter, dialoguer pour pouvoir collaborer pleinement avec les collègues, les personnels, les parents&#8230;Sans communication, difficile d&rsquo;assurer une bonne coordination entre les enseignants par exemple.</p>



<p>Communiquer passe aussi par des choix : quoi communiquer, comment, quand&#8230;Pour ma part, je pense que la transparence et le partage sont indispensables, c&rsquo;est à dire expliquer ce qu&rsquo;on fait, comment et pourquoi on a fait ou on a décidé telle chose. Sans transparence, on ouvre la porte à la suspicion, à l&rsquo;imagination &#8230;</p>



<p>La communication dans le pilotage pourrait se résumer en trois étapes: accueillir/recueillir l&rsquo;information, décider collectivement de ce qu&rsquo;on en fait puis agir. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-tahiti-gold-color">Et concrètement ?</mark></h4>



<p>=&gt; Donner du sens au travail de chacun. Valoriser chaque membre de l&rsquo;équipe à sa juste place. L&rsquo;équipe ne s&rsquo;arrêtant pas aux professeurs mais aussi aux personnels qui gravitent dans et autour de l&rsquo;école: <em>atsem, aesh, personnels municipaux, intervenants extérieurs&#8230;</em></p>



<p>=&gt; Faire confiance et pouvoir compter les uns sur les autres. Par exemple en déléguant une tâche à un collègue sans chercher à « vérifier » derrière. </p>



<p>=&gt; Apporter de la clarté, de l&rsquo;information. La transparence dans les actes est fondamentale pour assurer une ambiance saine et une forme de sécurité psychologique.</p>



<p>=&gt; Créer un climat qui permette à chacun de s&rsquo;exprimer librement, sans jugements, sans crainte de paraitre incompétent.</p>



<p>Pour mener à bien ces objectifs concrets, on peut ainsi :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>reprendre les différents points présentés en début d&rsquo;article qui sont les bases de fonctionnement,</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>exploiter et optimiser les temps de réunion, sans perdre de vue la nécessité d&rsquo;une certaine convivialité. </li>



<li>proposer des temps de formation courts pendant certaines réunions (avec une aide extérieure, des outils de formation en ligne, etc)</li>



<li></li>
</ul>



<p></p>
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		<title>Bienvenue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 May 2023 15:04:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce site vient remplacer le site « formateur » qui pendant plusieurs <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/hello-world">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce site vient remplacer le site « formateur » qui pendant plusieurs années a offert des ressources aux formateurs d&rsquo;enseignants, en particulier pour passer le CAFIPEMF ou le CAFFA. L&rsquo;ancien site n&rsquo;était plus à jour, envahi de publicités et obsolète&#8230;</p>



<p>Ce nouveau site reprend une partie des contenus et sera régulièrement mis à jour pour offrir un blog de réflexion autour de la pédagogie, à destination des professeurs, des formateurs et des inspecteurs. C&rsquo;est un blog de partage, sans prétention.</p>



<p></p>
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