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	<title>Réflexions &#8211; PARLONS PÉDAGOGIE</title>
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	<title>Réflexions &#8211; PARLONS PÉDAGOGIE</title>
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		<title>La complexité du harcèlement scolaire : un enjeu de société qui engage chacun</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/harcelement</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2025 07:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[L’école connait tous les ans le même cycle médiatique…Après les <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/harcelement">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>L’école connait tous les ans le même cycle médiatique…Après les sempiternels reportages sur la rentrée, le cout des fournitures, les réformes …on a eu une pause. Et on revient maintenant sur la question du harcèlement scolaire, comme tous les ans. Et comme tous les ans, on entend les mêmes poncifs stériles et on lit les mêmes commentaires sur les réseaux, tranchés, et sans nuances bien souvent. Ecoles, collèges et lycées mettent en avant leurs actions pour répondre à la commande institutionnelle. Mais je crois – que dis-je, je suis convaincu – que cela ne&nbsp; changera rien.</p>



<p>Les enquêtes se suivent et se succèdent…On a toujours 600 000 enfants victimes chaque année<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a>.</p>



<p>Le harcèlement n’est pas un problème de cour de récréation, de cantine, ou de comportements ponctuellement déviants, ou de «&nbsp;<em>sales gosses</em>&nbsp;», c’est un problème de société. Il ne s’agit pas d’une simple « dispute normale d&rsquo;enfants » <em>(«&nbsp;j’ai connu ça enfant, j’en suis pas mort</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>ça forge le caractère</em>&nbsp;»…) mais d&rsquo;un phénomène systémique qui abime profondément la santé mentale des jeunes et a des répercussions des années plus tard<a href="#_ftn2" id="_ftnref2">[2]</a>. Si l&rsquo;École est un théâtre de ces drames (car cela se passe de plus en plus sur les réseaux sociaux&nbsp;!), les acteurs ne sont pas seulement les élèves. La famille, l’École et la société tout entière ont une part de responsabilité et, plus encore, un rôle à jouer pour le prévenir et le combattre. Ce que certains (politiques notamment) semblent oublier en centrant tout sur l’Ecole.</p>



<p><strong>La famille : un rempart contre le harcèlement</strong></p>



<p>La famille est le premier lieu d’apprentissage des normes sociales et des valeurs. C’est là que doivent se forger l&#8217;empathie et le respect de l&rsquo;autre. Le rôle des parents est crucial. Ils doivent être vigilants, attentifs aux signaux faibles que leurs enfants peuvent émettre : une baisse soudaine des résultats scolaires, une anxiété inhabituelle, un refus d’aller à l’école, des maux de ventre récurrents.</p>



<p>Mais la responsabilité des parents ne se limite pas à la vigilance. Ils sont aussi les premiers éducateurs à la bienveillance. En enseignant à leurs enfants à respecter les différences, à ne pas juger, et à ne jamais tolérer l’injustice, ils posent les fondations d’un comportement citoyen. Ils doivent également apprendre à leur enfant à se défendre, non pas par la violence, mais par la parole et en cherchant de l’aide auprès d’adultes de confiance. De plus, il est de leur devoir de s’assurer que leur propre enfant ne soit pas un harceleur. Souvent, ces comportements sont le reflet de difficultés plus profondes ou d’une exposition à la violence, y compris à la maison. Mon expérience (et ce n’est que mon expérience) a prouvé qu’un simple entretien avec les parents harceleurs permettait de comprendre beaucoup de choses…et parfois de plaindre l’enfant de vivre dans un tel environnement éducatif. Quand les parents eux-mêmes donnent un modèle défaillant, comment l’enfant pourrait-il se conformer à des normes et valeurs&nbsp;?</p>



<p>Le harcèlement est un miroir de nos propres failles sociétales dans une société qui valorise l’individualisme, l’intolérance et le culte de la performance. Les harcelé-es parlent toujours des jugements et critiques subies&nbsp;: moqueries sur le poids, l’apparence, l’orientation sexuelle, la religion …Qui ne sont que le reflet d’une culture du jugement qui imprègne les médias, les réseaux sociaux et le quotidien dans certaines familles. La dérive, les clivages s’accentuent, les politiques étant les premiers à donner l’exemple.</p>



<p><strong>L&rsquo;Éducation nationale : un protocole encore trop timide</strong></p>



<p>Face à l&rsquo;ampleur du phénomène, l’Éducation nationale a mis en place des dispositifs : numéros verts, campagnes de sensibilisation, et plus récemment, le programme pHARe<a href="#_ftn3" id="_ftnref3">.</a> Ces initiatives sont louables, mais leur application sur le terrain reste inégale. Le harcèlement est encore parfois minimisé, voire nié, par certains personnels éducatifs, qui ne sont pas suffisamment formés pour le détecter et le prendre en charge.</p>



<p>Il est impératif que le ministère de l&rsquo;Éducation nationale aille plus loin. La formation initiale et continue des enseignants, des CPE, des AED et des directeurs, IEN, chefs d&rsquo;établissement doit être une priorité absolue. Il faut leur donner les outils et le temps pour reconnaître les situations de harcèlement, dialoguer avec les élèves et les familles, et mettre en place des actions concrètes et efficaces, comme les «&nbsp;cercles de parole&nbsp;» ou les médiations. Et surtout il faut une vraie implication des familles et un réel suivi psychologique pour tous les acteurs d’une situation de harcèlement (non, ce n’est pas le cas actuellement). La mise en place de référents « harcèlement » dans chaque établissement est une bonne chose, mais il faut que ces personnes soient reconnues, formées et qu’elles disposent du temps et des moyens nécessaires pour remplir leur mission. Et ne pas devenir eux-mêmes une cible.</p>



<p><strong>La société : un regard qui doit changer</strong></p>



<p>Combattre le harcèlement, c’est donc aussi s’interroger sur notre propre rapport à l&rsquo;autre. C’est promouvoir une société où la différence est une richesse, et non une faiblesse ou un danger (merci aux extrêmes de leurs discours de haine). Les campagnes de sensibilisation doivent être massives et régulières, à l’image de celles menées pour la sécurité routière. Elles doivent toucher tous les publics, des plus jeunes aux adultes, car le harcèlement n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage des cours de récréation. Il se prolonge souvent dans la rue, sur les lieux de travail et dans d&rsquo;autres sphères sociales, sous des formes différentes. Il doit être régulé sur les réseaux sociaux même si cela semble impossible. </p>



<p>Le harcèlement scolaire n&rsquo;est pas un problème isolé. C&rsquo;est un symptôme. Il nous interpelle tous, en tant que parents, éducateurs et citoyens. Chacun, à son échelle, a le pouvoir d&rsquo;agir. En brisant le silence, en tendant la main, en éduquant avec bienveillance, nous pouvons collectivement construire une société où le respect de l&rsquo;autre est une valeur FONDAMENTALE, et non une simple injonction. Chacun a la capacité de dire aux autres que le comportement n&rsquo;est pas acceptable. Il faut aller lire ce que dit Karl Popper sur le paradoxe de la tolérance : si nous sommes d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et si nous ne défendons pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance.</p>



<p>Et puis…une question me taraude souvent l’esprit&nbsp;: pourquoi s’est on saisi de cette question grave et qu’on laisse de côté la question des enfants victimes de violences sexuelles&nbsp;? Le gouvernement reconnait 160 000 enfants victimes chaque année<a href="#_ftn4" id="_ftnref4">[4]</a>. Pourquoi pas de plan, pas d’enquête, pas de campagne de presse massive&nbsp;? Qui peut croire que ces 160 000 enfants vivent une scolarité épanouie, n’ont pas de problèmes de santé mentale&nbsp;?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> « Premiers résultats statistiques de l&rsquo;Enquête harcèlement 2023 » (Ministère de l&rsquo;Éducation nationale et de la Jeunesse &#8211; DEPP), publié en novembre 2023.</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Le lien entre harcèlement et addictions a été prouvé par différentes études</p>



<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> Dossier de presse du Gouvernement (Campagne nationale de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants, septembre 2023)</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TIMSS : résultats et analyse</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/timss-resultats-et-analyse</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 09:30:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[Les résultats de TIMSS 2023 sont tombés et sans surprises <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/timss-resultats-et-analyse">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les résultats de TIMSS 2023 sont tombés et sans surprises ils sont très mauvais. Comme j’en avais fait la (facile) prédiction il y a quelques mois en conférence, les résultats ne sont toujours pas à la hauteur et ne progressent pas.</p>



<p>Je simplifie ce qu’il faut en retenir en 3 points :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les élèves français sont tout en bas du classement de l’OCDE, loin derrière la moyenne européenne. Le score est près de 40 points en dessous de la moyenne européenne…</li>



<li>L’écart de niveau entre filles et garçons se creuse en CM1 (et pour rappel il commence dès le CP) et ce n’est pas un phénomène marginal…on parle de 10 points d’écart en plus ! Les évaluations nationales de cette année montrent d’ailleurs que c’est encore plus que cela sur certaines compétences.</li>



<li>La France fait partie des pays les plus inégalitaires socialement en maths en CM1.</li>
</ul>



<p>La communication médiatique dit qu’ils sont «&nbsp;stables&nbsp;». Je pense qu’il ne faudra pas longtemps avant que quelqu’un trouve même ça pas mal au regard de la période COVID (ce serait oublié que tous les autres pays ont été concernés autant voire plus…). Donc …c’est stable, mais en bas du tableau. Certains auront du mal à accepter l’échec manifeste des politiques mises en œuvre depuis 5 ans et iront chercher des boucs émissaires (et je plains les professeurs&nbsp;!).</p>



<p>Concernant la globalité des résultats, n’importe quel enseignant, parent, décideur politique devrait être révolté, scandalisé en comprenant les enjeux, tant pour les élèves, que pour l’avenir d’une nation comme la nôtre. C’est catastrophique. Et je fais une nouvelle prédiction&nbsp;: cela ne va pas s’améliorer au regard de l’état du système éducatif, et du contexte sociétal, car les décisions à prendre ne seront jamais prises…</p>



<p>Le plan Villani Torossian de 2018 avait pourtant posé un constat précis, sourcé et proposé des solutions pertinentes. Pourquoi cela n’a pas marché ? Parce que le problème est systémique, complexe, multifactoriel, même si beaucoup s’empresseront de mettre cela sur le dos des professeurs…Les décideurs voient un cout (donc freinent) et non un investissement et c’est là l’erreur fondamentale.</p>



<p>Concernant la différence entre garçons et filles, l’explication vient essentiellement des stéréotypes de genre. J’en parle plus en détail dans une vidéo retranscrivant une conférence donnée récemment : <a href="https://youtu.be/5J_ESbA3o0s">https://youtu.be/5J_ESbA3o0s</a> et d’autres en parlent bien mieux que moi ! </p>



<p>Pour moi, une des clés est la formation des enseignants…Formation trop faible qualitativement et quantitativement. Qui plus est, face à un métier qui a perdu toute attractivité, on recrute massivement des contractuels (quel pourcentage de contractuels en 2019&nbsp;? 2023&nbsp;?), on manque de formateurs (compétents), les professeurs de maths sont une espèce en voie de disparition… les injonctions se multiplient et il faut former aux maths, au français, aux sciences et à tous les sujets qui font l’actualité à un moment donné…comment approfondir&nbsp;? Quel temps pour former aux mathématiques en tant que mathématiques (sans un axe didactique)&nbsp;? Finalement quel temps de formation réelle un professeur des écoles a-t-il eu en maths ces cinq dernières années&nbsp;? Et les professeurs de collège&nbsp;?</p>



<p>Alors je pourrais lister des dizaines d’autres facteurs expliquant ces résultats&nbsp;: le rôle des parents, des écrans, l’attention des élèves, le comportement des élèves dans le cadre scolaire, les programmes, les conditions de travail, le salaire des enseignants, taille des classes, réformes successives, etc. Certains diront que non, ils ont un effet marginal quant aux résultats scolaires, car cela a été étudié par la science. C’est sûrement vrai hors contexte, mais qu’en est-il quand ces facteurs marginaux se combinent, s’ajoutent&nbsp;? On aime se comparer avec d’autres pays, mais cela n’a aucun sens si on ne prend pas tous les critères en compte. &nbsp;Et je trouve que beaucoup de critères sont mis de côté, notamment tout le hors-scolaire qui pourtant a un impact.</p>



<p>Il y a toutefois deux éléments qui m’interpellent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la scolarisation dans des cours à double niveau (ou multiniveau). Enseigner les programmes actuels (et encore plus les prochains) dans un cours double est complexe, oblige à mettre les élèves en autonomie, limite les temps d’explicitation, d’accompagnement… Quel impact du cours double sur les apprentissages avec le profil actuel des élèves ? Quelles études récentes ? Quelques études (partisanes ?) semblaient dire que c’était efficace, mais le public d’aujourd’hui et les conditions n’ont rien à voir avec ce que c’était il y a vingt ou même dix ans… En France, d’après la DEPP, 49% des élèves sont scolarisés dans un cours double. Difficile de trouver des chiffres précis à l’étranger, mais en Finlande, ce serait 10%, moins que nous en Espagne, Italie, pays d’Asie (mieux classés que nous) et si on s’appuie sur la structuration scolaire du pays, je dirai 0% à Singapour….</li>



<li>Le nombre de jours d’enseignement…La semaine à 4 jours française semble une exception…même si quelques études tendent à dire que cela ne change rien…J’ai fait un constat en créant MHM en imposant un fonctionnement sur 5 séances/semaine (comme 5 jours) : les élèves avaient une séance de calcul mental de plus par semaine qu’aujourd’hui…Et clairement, ça se voyait dans les résultats.</li>
</ul>



<p>Au final, ce sujet va faire quelques-unes de presse, quelques reportages télé…puis retournera dans les limbes. On invoquera probablement un «&nbsp;nouveau plan maths&nbsp;» et comment la mise en place de l’approche Singapour va tout sauver…Vision simpliste des choses qui n’apportera évidemment pas les résultats escomptés, car ce n’est que la surface du sommet de l’iceberg.</p>



<p>Alors pour finir sur une note optimiste et positive, voici deux conseils aux enseignants, deux conseils «&nbsp;simples&nbsp;» à hauteur de ce qu’on peut faire dans une école, mais qui peuvent réellement changer la donne&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Adoptez sur l’ensemble de l’école la même approche, méthode. Qu’il s’agisse de MHM, de Singapour, ou toute autre méthode récente exploitant réellement la démarche manipuler-représenter-abstraire et l’enseignement explicite. Faites-le réellement (pas de « oui, mais moi j’ai besoin d’adapter, de m’approprier… ») et pendant au moins 5 ans, sans changer de méthode. Formez-vous à cette méthode, échangez entre vous, partagez vos réussites, vos échecs.</li>



<li>Formez-vous à des éléments annexes pourtant essentiels en maths : les stéréotypes de genre et la dimension psychologique (anxiété, rapport à la discipline, etc.).</li>
</ul>



<p>Et là, je peux faire une autre prédiction (je triche…j’ai déjà constaté que cela marchait)&nbsp;: si vous faites cela, les résultats vont largement suivre&nbsp;!</p>



<p></p>



<p><strong>Pour aller plus loin:</strong></p>



<p>Sur le site education.gouv : <a href="https://www.education.gouv.fr/timss-2023-resultats-en-mathematiques-et-en-sciences-des-eleves-de-cm1-et-4eme-415965">https://www.education.gouv.fr/timss-2023-resultats-en-mathematiques-et-en-sciences-des-eleves-de-cm1-et-4eme-415965</a></p>



<p>le café pédagogique : <a href="https://cafepedagogique.net/2024/12/04/des-resultats-alarmants-en-maths-15-des-eleves-de-cm1-nont-pas-le-niveau-minimal-timss-2023/?utm_source=Flash&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=Flash_cafe_pedagogique_04-12-2024">https://cafepedagogique.net/2024/12/04/des-resultats-alarmants-en-maths-15-des-eleves-de-cm1-nont-pas-le-niveau-minimal-timss-2023/</a></p>



<p><a href="https://www.letudiant.fr/college/etude-timss-en-maths-et-en-sciences-les-collegiens-francais-toujours-a-la-traine.html">https://www.letudiant.fr/college/etude-timss-en-maths-et-en-sciences-les-collegiens-francais-toujours-a-la-traine.html</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pilotage pédagogique (direction d&#8217;école)</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/pilotage-pedagogique-direction-decole</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 09:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour faire suite au webinaire auquel j&#8217;ai participé concernant les <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/pilotage-pedagogique-direction-decole">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour faire suite au webinaire auquel j&rsquo;ai participé concernant les directeurs (j&rsquo;en parle dans l&rsquo;article sur la liberté pédagogique), je partage quelques idées fortes qui pour moi doivent guider le pilotage pédagogique des directeurs et directrices d&rsquo;école. A l&rsquo;heure où la fin d&rsquo;année se rapproche, où la prise de futurs postes de direction va s&rsquo;annoncer pour certains, il peut être fructueux de prendre un temps d&rsquo;introspection sur cette question fondamentale. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Premiers pas</h2>



<p>À la rentrée, lors de l&rsquo;arrivée en tant que « jeune » ou « nouveau » directeur (ou directrice), quelques points me semblent importants à poser :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les <strong>règles de communication au sein de l&rsquo;école:</strong> comment l&rsquo;information est partagée. Quels canaux (mail, casier papier&#8230;), quelle hiérarchisation des informations (comme trier entre l&rsquo;urgent, ce qui est à réfléchir mais attendra la prochaine réunion&#8230;), etc. En lien direct avec cela : comment sont organisées les réunions statutaires (conseils de maitre, de cycles, d&rsquo;école&#8230;). Qui préside, qui fait le secrétariat, etc. Non ce ne doit pas toujours être le directeur&#8230;Les textes sont clairs là-dessus. </li>



<li>les <strong>règles de fonctionnement de l&rsquo;école</strong>: aborder les questions pratiques permet déjà d&rsquo;affirmer sa posture et sa vision de l&rsquo;école. Cela se fait autour de choses simples: la gestion de la coopérative, les services de récréation, l&rsquo;ouverture des portes de l&rsquo;école, qui réserve les cars pour les sorties, etc. Parfois, il y a un attendu que tout cela incombe au directeur « <em>car toi, t&rsquo;as une décharge pour ça »</em>. Que nenni. La décharge correspond à une charge de travail et une responsabilité bien suffisantes. Ces questions de fonctionnement n&rsquo;appartiennent donc pas plus au directeur qu&rsquo;aux collègues de l&rsquo;école ! Et clarifier qui doit faire quoi permet d&rsquo;anticiper de futures situations de conflits. </li>



<li>les <strong>modalités de travail sur les sujets de fond</strong> : piloter une école c&rsquo;est avoir une vision, des ambitions au service des élèves. Cela nécessite de prendre le temps de la réflexion, que ce soit sur les évaluations nationales, sur les programmes, la constitution de programmations communes, les sanctions à l&rsquo;école, la liberté pédagogique et tant d&rsquo;autres sujets&#8230;Comment s&rsquo;organise-t-on collectivement ? Comment chacun prend sa part ? Imaginer des formats de travail qui ne s&rsquo;arrêtent pas à la simple réunion présentielle : une réunion préparée en amont par la transmission par le directeur d&rsquo;éléments de réflexion, solliciter l&rsquo;apport d&rsquo;une ressource extérieure (CPC, pole ressource&#8230;), faire travailler les collègues en groupes de réflexion avec chacun un pilote, un objectif, etc. </li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La posture</h2>



<p>Etre directeur ou directrice d&rsquo;école s&rsquo;incarne dans la posture. Rien à voir avec des questions d&rsquo;autorité fonctionnelle ou non, de textes ou je ne sais quoi. Non, c&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;on porte comme on porte le fait d&rsquo;être professeur. Il s&rsquo;agit de manager/diriger/animer/piloter/accompagner/autreverbedevotrechoix&#8230; l&rsquo;équipe de l&rsquo;école. Mais quelle posture voulez-vous adopter ? Souvent on s&rsquo;inscrit inconsciemment dans un mélange de postures variées, comme par exemple :</p>



<p>=> une <strong>posture autocratique</strong>: <em>il n&rsquo;y a que ça qui marche&#8230;pas de débat, c&rsquo;est « moi le chef »&#8230;</em></p>



<p>=> une <strong>posture démocratique</strong>: <em>on décide tout collectivement, quitte à ne jamais rien acter faute de majorité</em></p>



<p>=> une <strong>posture paternaliste</strong>: <em>ils sont tous mes enfants, il faut les couver</em>&#8230;</p>



<p>=> une <strong>posture situationnelle</strong>: <em>je gère au jour le jour, selon la situation, selon les personnes</em></p>



<p>=> une <strong>posture bureaucratique</strong>: <em>les textes, rien que les textes, vive les textes&#8230;</em></p>



<p>=> une <strong>posture de serviteur:</strong> <em>je suis au service des collègues, pour leur faciliter la vie</em>&#8230;</p>



<p>=> une <strong>posture visionnaire</strong>: <em>moi je sais, il faut qu&rsquo;ils me suivent, c&rsquo;est pour leur bien&#8230;</em></p>



<p>=> une <strong>posture laissez-faire</strong>: <em>moi je ne suis pas chef, faites ce que vous voulez, c&rsquo;est pas mon problème&#8230;.</em></p>



<p>Et on pourrait en voir d&rsquo;autres encore&#8230;Aucune n&rsquo;est pertinente par elle-même. Une posture adéquate est une posture incarnée, équilibrée, intelligente. Derrière cette posture incarnée, il y a des mots clés à mon sens et des principes de pilotages : la responsabilité, les valeurs, la vision, l&rsquo;engagement, la transparence&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">La responsabilité</mark></strong></h4>



<p>Un mot important. Galvauder, esquiver à coup de parapluie&#8230;J&rsquo;ai la conviction profonde que c&rsquo;est le sens des responsabilités qui doit animer la fonction de directeur. Le porter soi et l&rsquo;exiger des autres. Derrière cette notion de responsabilité, il s&rsquo;agit  d&rsquo;oser prendre des décisions, de les assumer ensuite (pas de volte-face en cas de tempête), de faire preuve d&rsquo;intelligence du terrain pour savoir exploiter les marges de manœuvres potentielles, etc.</p>



<p>Et contrairement à ce que pensent certains, il n&rsquo;y a pas besoin d&rsquo;un statut de « chef » pour exiger certaines choses de la part des personnels de l&rsquo;école ou des parents, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit juste d&rsquo;appliquer les textes, de faire en sorte que l&rsquo;école fonctionne ou d&rsquo;agir sur la base de valeurs humanistes. </p>



<p>Etre un directeur responsable c&rsquo;est donc assumer son rôle. Il y a des choses qui sont négociables et d&rsquo;autres qui ne le sont pas. Et cela doit être posé avec l&rsquo;équipe et appliqué avec justice et équité. On ne négocie pas sur les valeurs, ou sur les règles de sécurité. On négocie sur les règles de fonctionnement pratiques (l&rsquo;heure des récréations, l&rsquo;organisation d&rsquo;un planning&#8230;). </p>



<p></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">Les valeurs</mark></strong></h4>



<p>C&rsquo;est pour moi le cœur des métiers d&rsquo;enseignant, de directeur. Quelles valeurs je porte, j&rsquo;incarne, en tant que directeur / directrice ? Comment je me positionne par rapport aux valeurs de l&rsquo;école ? Comment je promeus l&rsquo;intérêt général ? Globalement, il s&rsquo;agit <em>a minima</em> de : l&rsquo;humanisme, la bienveillance ( pas d&rsquo;abus de langage, d&rsquo;excès, bienveillance implique le cadre !), l&rsquo;intégrité (et derrière cela l&rsquo;éthique et la déontologie), l&rsquo;engagement envers les valeurs républicaines, mais aussi la justice, l&rsquo;acceptation de tous et de toutes (inclusion&#8230;), l&rsquo;humilité (accepter d&rsquo;être faillible)&#8230;</p>



<p>Les valeurs ne se décrètent pas. Il ne suffit pas de les énoncer. Elles se portent dans les actes du quotidien, dans la gestion et le pilotage de l&rsquo;école.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">La vision</mark></h4>



<p>Piloter, pour certains jouer le rôle d&rsquo;un leader, implique d&rsquo;abord une vision, une vision porteuse de sens. Savoir où on est, où on va et comment on y va. La vision doit être portée par les valeurs de l&rsquo;école et ambitieuse, au service des élèves. Cette vision doit aussi être partagée, construite aussi collectivement. </p>



<p>Pour cela : informer, suggérer, susciter l&rsquo;envie, favoriser l&rsquo;équipe, s&rsquo;ouvrir à d&rsquo;autres pratiques&#8230;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">La communication</mark></strong></h4>



<p>C&rsquo;est la clé du bon fonctionnement au quotidien d&rsquo;une école et de son pilotage. C&rsquo;est la traduction concrète du sens des responsabilités, des valeurs et de la la vision. Bien communiquer est essentiel : savoir écouter, dialoguer pour pouvoir collaborer pleinement avec les collègues, les personnels, les parents&#8230;Sans communication, difficile d&rsquo;assurer une bonne coordination entre les enseignants par exemple.</p>



<p>Communiquer passe aussi par des choix : quoi communiquer, comment, quand&#8230;Pour ma part, je pense que la transparence et le partage sont indispensables, c&rsquo;est à dire expliquer ce qu&rsquo;on fait, comment et pourquoi on a fait ou on a décidé telle chose. Sans transparence, on ouvre la porte à la suspicion, à l&rsquo;imagination &#8230;</p>



<p>La communication dans le pilotage pourrait se résumer en trois étapes: accueillir/recueillir l&rsquo;information, décider collectivement de ce qu&rsquo;on en fait puis agir. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-tahiti-gold-color">Et concrètement ?</mark></h4>



<p>=&gt; Donner du sens au travail de chacun. Valoriser chaque membre de l&rsquo;équipe à sa juste place. L&rsquo;équipe ne s&rsquo;arrêtant pas aux professeurs mais aussi aux personnels qui gravitent dans et autour de l&rsquo;école: <em>atsem, aesh, personnels municipaux, intervenants extérieurs&#8230;</em></p>



<p>=&gt; Faire confiance et pouvoir compter les uns sur les autres. Par exemple en déléguant une tâche à un collègue sans chercher à « vérifier » derrière. </p>



<p>=&gt; Apporter de la clarté, de l&rsquo;information. La transparence dans les actes est fondamentale pour assurer une ambiance saine et une forme de sécurité psychologique.</p>



<p>=&gt; Créer un climat qui permette à chacun de s&rsquo;exprimer librement, sans jugements, sans crainte de paraitre incompétent.</p>



<p>Pour mener à bien ces objectifs concrets, on peut ainsi :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>reprendre les différents points présentés en début d&rsquo;article qui sont les bases de fonctionnement,</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>exploiter et optimiser les temps de réunion, sans perdre de vue la nécessité d&rsquo;une certaine convivialité. </li>



<li>proposer des temps de formation courts pendant certaines réunions (avec une aide extérieure, des outils de formation en ligne, etc)</li>



<li></li>
</ul>



<p></p>
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		<title>Liberté pédagogique&#8230;Il faut en parler !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2024 05:46:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion d’un webinaire auprès de directeurs d’école, j’ai rapidement <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/liberte-pedagogique-il-faut-en-parler">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>À l’occasion d’un webinaire auprès de directeurs d’école, j’ai rapidement abordé la question de la liberté pédagogique et du mésusage qui en est parfois fait. Car, oui c’est une chance et un droit mais la liberté pédagogique est parfois invoquée pour éviter une réforme ou une demande institutionnelle dans une vision alors très libérale du concept&nbsp;! Dans cette période où on parle de méthodes, de pratiques «&nbsp;efficaces&nbsp;», de nouveaux programmes, cette question de fond se pose. Donc, non, la liberté pédagogique n’est pas un totem d’immunité à invoquer pour justifier de faire «&nbsp;comme on veut&nbsp;».</p>



<p>Cet article s’adresse d’abord aux directeurs d’école qui ont une responsabilité dans la mise en œuvre concrète des choses. Il va permettre de mieux détailler ma pensée et d’apporter quelques arguments .</p>



<p>D’abord, il faut comprendre que le concept de «&nbsp;liberté pédagogique&nbsp;» invoqué comme une sorte de principe ancien est en fait « récent ». La liberté pédagogique est apparue dans la loi Fillon de 2005 et explicité dans le code de l’éducation&nbsp;:</p>



<h4 class="wp-block-heading">Article L912-1-1</h4>



<p><mark style="background-color:#e5ae4a" class="has-inline-color">La liberté pédagogique de l&rsquo;enseignant s&rsquo;exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l&rsquo;éducation nationale et dans le cadre du projet d&rsquo;école ou d&rsquo;établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d&rsquo;inspection.</mark></p>



<p>La liberté n’est donc pas sans cadre&nbsp;! Il y a d’abord le cadre des programmes et des instructions ministérielles mais aussi celui du projet d’école (ou d’établissement). Donc, même si une instruction ne nous plait pas (chacun reste libre de penser ce qu&rsquo;il veut), la liberté pédagogique n’est pas le bon argument pour ne pas faire. N’oublions pas ce que veut dire être fonctionnaire…droits et devoirs&#8230;</p>



<p>Au-delà de ces questions juridiques, il y a surtout une question de sens. Pour cela, je ne peux qu’inviter à lire 2 articles de Jean Michel Zakhartchouk qui argumentent les choses&nbsp;:</p>



<p><strong>1/ liberté pédagogique, un absolu</strong></p>



<p><a href="https://blog.educpros.fr/Jean-Michel-Zakhartchouk/2014/03/31/liberte-pedagogique-un-absolu">https://blog.educpros.fr/Jean-Michel-Zakhartchouk/2014/03/31/liberte-pedagogique-un-absolu</a></p>



<p><strong>2/ </strong><strong>Liberté pédagogique, une notion douteuse</strong><strong></strong></p>



<p><a href="https://blog.educpros.fr/Jean-Michel-Zakhartchouk/2019/02/04/liberte-pedagogique-une-notion-douteuse">https://blog.educpros.fr/Jean-Michel-Zakhartchouk/2019/02/04/liberte-pedagogique-une-notion-douteuse</a></p>



<p>Ce point étant fait, <strong>quelles conséquences concrètes&nbsp;?</strong></p>



<p>D’abord discuter collectivement de tout cela en équipe. Débattre, échanger, argumenter. Car c’est avant tout une question collective. Le collectif est le cœur de l&rsquo;École.</p>



<p>Puis, concrétiser cette notion de liberté/responsabilité pédagogique concrètement. Pas pour «&nbsp;faire plaisir à l’institution&nbsp;» comme j’ai pu l’entendre mais pour le bien des élèves. <em>Où est leur intérêt&nbsp;? </em>doit être la seule question qui guide les professeurs.</p>



<p>Par exemple, en réfléchissant à l’harmonisation de certaines pratiques. C’est une problématique que j’ai souvent portée. Elle est éminemment polémique&nbsp;(souvent de la part d’enseignants qui ont peur de voir leurs pratiques et habitudes remises en cause).Le constat de ce besoin d&rsquo;harmonisation est d’abord empirique. De l’extérieur, il est évidemment plus facile de voir comment des fonctionnements d’école ou d’établissement peuvent insidieusement créer de la difficulté scolaire, ou du moins accentuer celle des élèves les plus fragiles. Quelques exemples :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La question des outils de travail des élèves&nbsp;: est-il cohérent de changer chaque année les outils les élèves&nbsp;? Avoir 10 cahiers une année, 15 la suivante&nbsp;? bleu pour le français une année, jaune l&rsquo;année suivante ? Du grand format puis du petit, puis un classeur&nbsp;? D’exiger dans une classe une rigueur (excessive&nbsp;? ) sur telle modalité de présentation des cahiers puis autre chose l’année suivante (souligner, écrire à 3 ou 5 carreaux, etc)…Ces détails n’en sont pas, ils desservent les élèves qui ont le plus de mal à s’adapter: les élèves en difficulté…qui à chaque rentrée vont mettre plusieurs semaines à s’adapter à un nouveau fonctionnement.</li>



<li>Tous les emplois du temps des enseignants respectent ils les horaires des programmes&nbsp;? Est-ce que tout le monde enseigne bien TOUT ce qui est à enseigner&nbsp;? La notion du temps est complexe mais les choix de certains peuvent affecter les années suivantes&#8230;</li>



<li>La question des pratiques pédagogiques : quelles approches pédagogiques, didactiques en lecture, mathématiques, sciences… Est-il cohérent de changer de méthode, d’outils chaque année ? De changer tous les 2-3 ans sans avoir évalué l’efficacité parce que l’enseignant a l’impression de s’ennuyer et ressent – lui- le besoin de changer ?</li>



<li>Quel est le projet pédagogique derrière chaque sortie scolaire ? A l’heure où il y a beaucoup à faire à l’école, quelle pertinence d’aller voir un dessin animé au cinéma sous prétexte que c’est le vendredi des vacances ? </li>
</ul>



<p>Certains vont trouver cela provocateur, voire m&rsquo;accuseraient de profbashing ! C&rsquo;est une erreur. Il y a des choses qui doivent être dites. Etre un enseignant investi, sérieux, n&rsquo;exonère pas de s&rsquo;inscrire dans un collectif. Je souligne des choses existantes, souvent méconnue même des premiers intéressés qui ne savent pas toujours ce qui se passent dans les autres classes. Il y aurait bien d’autres exemples à citer. L’une des tâches du directeur doit être d’avoir conscience de tout cela, de pouvoir le constater et le décrire finement. Pour ensuite, en débattre et réfléchir à quoi harmoniser et comment. Harmoniser ne veut pas dire que chacun fait exactement la même chose. Il s’agit pour moi de se mettre d’accord sur des approches pédagogiques, didactiques efficaces (c&rsquo;est un autre débat&#8230;), adaptées au profil de l’école, à ses caractéristiques. Il s’agit aussi de faire preuve de continuité, de permettre à chaque élève d’avoir des repères stables, d’une année à l’autre. Les clés de ce travail d’harmonisation tiennent dans les mots suivants : concertation, communication, continuité, cohérence….</p>



<p>C’est en coordonnant les actions et en s’inscrivant dans la durée qu’on peut évaluer et obtenir des résultats tangibles, au service des élèves.</p>



<p>Pour le directeur, c’est une tâche ardue car elle va bousculer certaines équipes, contraindre certains à renoncer à une forme d’indépendance autoproclamée mais aussi permettre à d’autres de s’épanouir et de mieux vivre leur métier, dans un partage professionnel qui donne du sens. Une tâche ardue mais nécessaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin&nbsp;:</h2>



<p>1/ <strong>«&nbsp;La liberté pédagogique des enseignants n’est pas incompatible avec la préconisation de bonnes pratiques&nbsp;»</strong></p>



<p>Tribune de Erick Prairat</p>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/education/article/2019/03/25/la-liberte-pedagogique-des-enseignants-n-est-pas-incompatible-avec-la-preconisation-de-bonnes-pratiques_5440976_1473685.html">https://www.lemonde.fr/education/article/2019/03/25/la-liberte-pedagogique-des-enseignants-n-est-pas-incompatible-avec-la-preconisation-de-bonnes-pratiques_5440976_1473685.html</a></p>



<p>2/ <strong>La liberté pédagogique, jusqu’où ?</strong></p>



<p><a href="https://www.mlfmonde.org/tribunes/la-liberte-pedagogique-jusquou">https://www.mlfmonde.org/tribunes/la-liberte-pedagogique-jusquou</a></p>



<p><strong>3/ La liberté pédagogique est-elle compatible avec le travail en équipe&nbsp;?</strong></p>



<p>Article de Gérald Sensevy, Revue Au fil des maths 534-</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enfants, écrans&#8230;Catastrophe ou Fausse panique ? Que peut faire un professeur face à cela ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Sep 2023 07:46:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[L’émission Zone interdite de M6, du dimanche 24 septembre, s’est <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/enfants-ecrans-catastrophe-ou-fausse-panique-que-peut-faire-un-professeur-face-a-cela">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>L’émission Zone interdite de M6, du dimanche 24 septembre, s’est intéressée aux enfants et aux écrans. Le message&nbsp;était alarmiste, catastrophique (le lexique utilisé était édifiant&nbsp;!), et un peu biaisé. Le premier réflexe face à une telle émission devrait être celui de l’ami critique et si on en a le temps, celui de la vérification. Il est ainsi mentionné le chiffre «&nbsp;qui tue&nbsp;»&nbsp;: les enfants de moins de 2 ans passeraient plus de trois heures par jour devant les écrans, sondage à l’appui. Voulant en savoir plus, je n’ai pas pu trouver le dit sondage&nbsp;! Mais on en trouve d’autres qui disent des choses un peu différentes. Parce qu’un sondage, selon par qui et comment il est fait, est un outil qui peut s’orienter. Interroger des parents sur l’usage des écrans de leurs enfants après un confinement, après une période de vacances scolaires n’aura évidemment pas le même impact qu’à un autre moment&nbsp;! D’ailleurs, ipsos propose des sondages et études qui montrent, à la même période, que les jeunes lisent toujours autant<sup> 1</sup>&nbsp;! En poursuivant les recherches, force est de constater que des tas de chiffres se croisent, alarmistes<sup>2</sup> ou raisonnables, à des périodes différentes<sup>3</sup> face à une problématique qui a plus de dix ans. Il y a ainsi des publications de Santé Publique France, l’étude sur l’usage des écrans pendant le confinement, le suivi de la cohorte Elfe, etc.</p>



<p>Le reportage mettait aussi en avant le Dr Ducanda présentant des situations d’enfants qu’elle sauvait de troubles importants en quelques mois de privation d’écrans. Cela m&rsquo;a semblé très caricatural, autour d&rsquo;une femme qui est très controversée dans sa profession (elle parlait un temps «&nbsp;d’autisme virtuel&nbsp;» causé par les écrans&nbsp;!<sup>4</sup>). </p>



<p>Passons donc sur ce reportage alarmiste, on pourrait d&rsquo;ailleurs se poser la question de l’objectif cherché…L’ouvrage «&nbsp;Les enfants et les écrans&nbsp;»<sup>5</sup> de Anne Cordier et Séverine Erhel constate d’ailleurs que les médias optent systématiquement pour un ton alarmiste et négatif sur le thème des écrans. L&rsquo;image qui illustre cet article fait ainsi écho à ce qu&rsquo;on voit souvent <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> </p>



<p>(Si on s’intéresse au sujet, c’est d’ailleurs un ouvrage à lire&nbsp;!)</p>



<p>Cette émission a ainsi provoqué beaucoup de réactions sur les réseaux et très vite est apparu le clivage des extrêmes, entre les alarmistes et ceux pour qui il n’y aurait pas de sujet ! </p>



<p>En discutant avec des enseignants, des parents, on constate qu’ils sont réceptifs à ces messages. Pourquoi ? Parce qu’ils constatent, empiriquement, une évolution dans le comportement des enfants depuis plusieurs années : une proportion de plus en plus grande d’enfants présentant des difficultés d’attention, des comportements décalés, voire violents. Ils ont le sentiment qu’il y a de plus en plus d’élèves « tdah » ou présentant divers troubles. Et n’importe quel professeur qui demande à ses élèves (dès le CP), leurs usages des écrans, risque d’être surpris (effrayé ?) : usage des réseaux sociaux avant 10 ans, jeux vidéos violents, vidéos…souvent sans aucun filtre ou contrôle parental…Et il ne faut pas trainer longtemps sur les réseaux pour trouver des chaines YouTube tenus par des gamins d’une dizaine d’années, des comptes tiktok d’enfants se mettant en scène, etc. Et l’actualité nous montre le rôle de tout cela dans les affaires de cyberharcèlement, et ce à tous les âges (j’ai eu à gérer du cyberharcèlement entre enfants de CE1 sur les réseaux) ! Il est alors tentant de faire un lien de causalité entre tout ça…Alors que c&rsquo;est probablement multifactoriel et très complexe.</p>



<p>En tentant de prendre du recul, sans parti pris, on peut voir que la réalité est plus nuancée. Si on essaie d’avoir un avis sourcé sur la question des écrans, on se rend compte que les choses sont finalement assez modérées, comme en témoinge la récente étude publiée dans la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry<sup>6</sup> qui a suivi 14 000 enfants en France, de 2 à 5 ans et demi. Les parents ont dû rapporter le temps des enfants passé devant l’écran, la télévision allumée ou non pendant les repas, etc. Cette étude est intéressante et offre un premier constat&nbsp;: les effets entre l’exposition aux écrans et le développement des enfants de cet âge sont limités. J. Bernard qui a dirigé l’étude dit aussi&nbsp;: « Le fait qu’un enfant passe du temps devant la télévision ne va pas créer de retards majeurs chez lui, sauf cas extrêmes ». L’étude estime que l’effet délétère des écrans serait globalement modeste. Par contre, elle met le doigt sur les autres habitudes familiales&nbsp;: si on prend deux enfants qui passent autant de temps sur les écrans, celui qui lit régulièrement aura un meilleur développement que l’autre. Les familles qui mangent devant la télévision ont moins d’interaction avec l’enfant et il y a donc un impact sur le développement du langage. L’étude conclut &nbsp;: « Notre étude a révélé de faibles associations entre l&rsquo;utilisation d&rsquo;un écran et la cognition après avoir contrôlé les facteurs sociodémographiques et de naissance des enfants ainsi que les facteurs confondants liés au mode de vie, et suggère que le contexte de l&rsquo;utilisation de l&rsquo;écran est important, et pas seulement le temps passé devant un écran, dans le développement cognitif des enfants. »(traduction de l’anglais)</p>



<p>Et inversement, si on veut se faire l’avocat du diable, on peut trouver une étude japonaise importante (plusieurs dizaines de milliers de familles) qui conclut<sup>7</sup> :</p>



<p>«&nbsp;Chez les garçons, un temps d&rsquo;écran plus long à 1 an était significativement associé aux troubles du spectre autistique à 3 ans.&nbsp;Avec l’augmentation rapide de l’utilisation des appareils, il est nécessaire d’examiner les effets du temps passé devant un écran sur la santé des nourrissons et de contrôler le temps excessif passé devant un écran.&nbsp;»(traduction de l’anglais)&nbsp;</p>



<p>Je provoque un peu là…c’est la conclusion d&rsquo;une étude dont les auteurs citent eux-mêmes les limites en amont,&nbsp;car il subsiste un doute sur la causalité, car on sait que les enfants souffrant de TSA ont un intérêt particulier pour les écrans.&nbsp;…Comme quoi, n’importe qui pourra toujours trouver une recherche qui ira dans son sens (histoire de biais&nbsp;<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/16.0.1/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />).</p>



<p>Alors, que dire, que faire quand on est enseignant, cadre de l&rsquo;Éducation nationale, face aux constats empiriques&nbsp;et à des retours de chercheurs qui peuvent sembler contradictoires (hors contextes) ? Personnellement, et cela n’engage que moi, je pense qu’il est nécessaire de faire une information sur l’usage des écrans auprès des parents, avec l’aide de personnels de santé si possible. Ne pas juger, ni condamner les parents. Pas de culpabilisation, ni infantilisation. Faire une information raisonnée, non alarmiste, mais explicative,&nbsp;responsabilisante, sur les points suivants&nbsp;:</p>



<p>&#8211; Limiter le temps&nbsp;: les recommandations sur le temps d’écran sont importantes. Il est conseillé une absence totale d’écrans avant 3 ans et des propositions de temps pour les différents âges ensuite. Les excès auront des conséquences. (PS&nbsp;: Ce serait aussi bien que certaines garderies scolaires, centres aérés bannissent les télévisions&nbsp;!).</p>



<p>&#8211; Choisir ce que fait l’enfant. Contrôler. Il est plus facile de contrôler la durée sur un épisode de dessin animé adapté que sur un jeu addictif (abrutissant&nbsp;?). Se méfier des réseaux sociaux et les éviter autant que possible avant 13 ans.</p>



<p>&#8211; Choisir quand et comment&nbsp;: le contexte d’utilisation est important chez les jeunes enfants&nbsp;: discuter avec l’enfant de ce qu’il voit, et ne pas faire de l’écran une nounou virtuelle. Il est ainsi nécessaire d’éviter l’écran pendant les repas, pour les problèmes de langage que cela peut poser et, par la suite, pour les mauvaises habitudes que cela peut donner (on mange quantitativement plus devant un écran).</p>



<p>&#8211; Offrir à l’enfant d’autres activités&nbsp;: lire, sortir (bouger, faire du sport&nbsp;!), créer (développer la créativité ne demande pas tant de matériel que ça&nbsp;!), visiter, etc.</p>



<p>On pourrait aussi parler du sommeil, et d’autres choses encore…</p>



<p>On n’est pas seul face à cela. Il existe de très bonnes ressources comme par exemple &nbsp;:</p>



<p>&#8211; Le CLEMI&nbsp;: <a href="https://www.clemi.fr/fr/famille.html">https://www.clemi.fr/fr/famille.html</a></p>



<p>&#8211; Le site «&nbsp;le bon usage des écrans&nbsp;» géré par des professionnels de santé, dont Serge Tisseron&nbsp;: <a href="https://lebonusagedesecrans.fr/">https://lebonusagedesecrans.fr/</a></p>



<p>Et il n&rsquo;est pas difficile d&rsquo;en trouver d&rsquo;autres pour tous les âges&#8230;</p>



<p>En conclusion, il me semble évident qu’on n’a pas fini d’en parler. La société aime les sujets clivants ! Soyons professionnels, élevons nous au-dessus de tout cela et faisons ce que nous avons à faire. C’est un travail au long cours qui mérite qu’on s’y attèle en partenariat avec les familles et les professionnels de santé.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">Quelques heures après la parution de cet article, je vois qu&rsquo;une émission d &lsquo;arrêts sur images traite cette polémique avec Anne Cordier comme invitée ! Allez donc voir </mark>: <a href="https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/enfants-et-ecrans-un-fait-clinique-nest-pas-un-fait-scientifique">Enfants et écrans : « Un fait clinique n&rsquo;est pas un fait scientifique » &#8211; Par La rédaction | Arrêt sur images (arretsurimages.net)</a></p>



<p></p>



<p><strong>Références&nbsp;:</strong></p>



<p><strong>1 &#8211;</strong> Sondage Ipsos – Mars 2022 &#8211; 10e édition de Junior Connect’, étude de référence sur la fréquentation médias et les comportements de consommation des jeunes de moins de 20 ans. Malgré un temps croissant passé sur les écrans, les jeunes lisent toujours autant !</p>



<p><a href="https://www.ipsos.com/fr-fr/malgre-un-temps-croissant-passe-sur-les-ecrans-les-jeunes-lisent-toujours-autant">https://www.ipsos.com/fr-fr/malgre-un-temps-croissant-passe-sur-les-ecrans-les-jeunes-lisent-toujours-autant</a></p>



<p><strong>2-</strong> Catherine Dessinges, Orélie Desfriches Doria. L’usage des écrans chez les 6-12 ans durant le 1<sup>er</sup> confinement mis en place face au Covid-19, 1er rapport final de l’étude Covid-Ecrans-En-Famille. LYON 3; PARIS 8. 2021. hal-04015896</p>



<p><strong>3- </strong>Berthomier, N. &amp; Octobre, S. (2019). Enfant et écrans de 0 à 2 ans à travers le suivi de cohorte Elfe. <em>Culture études</em>, 1, 1-32. <a href="https://doi.org/10.3917/cule.191.0001">https://doi.org/10.3917/cule.191.0001</a></p>



<p><strong>4</strong>&#8211; Autisme lié aux écrans, la « fake news » ! &nbsp;<a href="https://informations.handicap.fr/a-autisme-ecrans-pelloux-fake-news-10537.php">https://informations.handicap.fr/a-autisme-ecrans-pelloux-fake-news-10537.php</a></p>



<p><strong>5 &#8211;</strong> Cordier A., Erhel S. (2023) &#8211; Les enfants et les écrans, Retz éditeur</p>



<p><strong>6 &#8211;</strong> Bernard J.Y., Charles M-A., Dufourg M-N., Heude B., Law E.C., Peyre H., Ramus F., Saïd M., Yang S. (aout 2023 ) &#8211; Associations of screen use with cognitive development in early childhood: the ELFE birth cohort &#8211; <a href="https://doi.org/10.1111/jcpp.13887">https://doi.org/10.1111/jcpp.13887</a></p>



<p><strong>7</strong> &#8211; <a href="https://jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/2788488?utm_source=twitter&amp;utm_campaign=content-shareicons&amp;utm_content=article_engagement&amp;utm_medium=social&amp;utm_term=020122#.YfiVMPN9kNU.twitter">Association Between Screen Time Exposure in Children at 1 Year of Age and Autism Spectrum Disorder at 3 Years of Age: The Japan Environment and Children’s Study | Media and Youth | JAMA Pediatrics | JAMA Network</a></p>
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		<title>Quelle rentrée pour les IEN ?</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/quelle-rentree-pour-les-ien</link>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Aug 2023 14:10:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[La rentrée approche, on voit ici et là les gens <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/quelle-rentree-pour-les-ien">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>La rentrée approche, on voit ici et là les gens se préparer, psychologiquement pour certains, concrètement pour d’autres. Quand on travaille dans l’Éducation nationale, la rentrée est un moment particulier, porteur de nombreux enjeux. J’ai envie de parler de la rentrée des IEN, en particulier des nouveaux dans le métier, de ceux qui ont muté et arrivent sur une nouvelle circonscription, voire un nouveau département…</p>



<p>Pour ceux-là, je livre ici quelques réflexions et conceptions, tout à fait personnelles, mais qui, je pense, pourraient être utiles.</p>



<p>Prendre un poste d’IEN c’est stressant à de nombreux égards. La masse d’informations reçues lorsqu’on fait la transition avec l’ancien collègue est phénoménale et peu s’en rendent compte. Les collègues sont toujours très accompagnants, envoyant documents, tableaux excel, offrant des tas de dossiers papiers, d’informations …En quelques heures, le «&nbsp;nouvel arrivant&nbsp;» doit assimiler des noms, des lieux, des informations «&nbsp;primordiales&nbsp;»…ce qui n’est pas sans générer du stress…Prendre connaissance des dossiers, des spécificités, de la carte scolaire, des mails déjà arrivés dans l’été, de préparer la rentrée …Je pourrai continuer&nbsp; longtemps l’énumération des petites et grandes choses à savoir, à faire, à anticiper…</p>



<p>Si besoin, allez voir l’excellent partage de Nicolas Durupt, IEN expérimenté et formateur IHEEF&nbsp;:</p>



<p><a href="https://view.genial.ly/60d1cceb54446b0dd6fbbe39/interactive-image-kit-demarrage-ien-1d">Kit démarrage IEN 1D (genial.ly)</a></p>



<p>Et pourtant, avec un peu d’expérience, je suis maintenant convaincu que c’est un peu secondaire. Chaque chose viendra en son temps. Je pense maintenant qu’il faut consacrer son énergie et son temps en premier lieu à une question fondamentale&nbsp;: quel IEN je veux être&nbsp;? Ce travail d’introspection me semble indispensable. La masse de travail, la pression professionnelle risque d’étouffer nos réflexions, nous engager à faire trop vite en voulant faire trop bien, à laisser parfois nos travers personnels et professionnels «&nbsp;trop&nbsp;» s’exprimer…Or, prendre le temps de l’introspection est un gain pour la suite, gain qualitatif et quantitatif.</p>



<p>L’IEN est un cadre. À ce titre, il met en œuvre les attentes institutionnelles, il gère, manage, pilote…Mais le «&nbsp;comment&nbsp;» c’est lui qui le choisit. Quel IEN je veux être&nbsp;? Quelle est mon identité&nbsp;? Comment je veux piloter&nbsp;? c’est-à-dire&nbsp;d’une certaine façon&nbsp;:</p>



<p>&#8211;<strong> Quelles valeurs je porte et je veux partager ? Comment je les porte concrètement ?</strong></p>



<p><strong>&#8211; Quelles relations professionnelles, quel cadre de travail je veux instaurer avec l’équipe de circonscription, le pôle ressource, les directions d’école, les équipes enseignantes, les personnels autres (ASEM, AESH…), les principaux de collège, la collectivité… ?</strong></p>



<p>Ces deux ensembles de questions sont pour moi fondamentaux. D’autres penseraient surement différemment et c’est leur droit mais je pense que le rapport aux autres est la clé d’un travail bienveillant, cadré, respectueux, efficace…Et que derrière le rapport se cache beaucoup de choses dont la communication est LA clé et un levier indispensable à maitriser. Un rapport bien construit, partagé avec tous les personnels sera garant d’une collaboration efficace, chacun à sa place, chacun avec ses propres missions et obligations.</p>



<p>Je partage donc 5 points qui répondent pour moi à ces questions, 5 points qui sont majeurs dans ma façon de travailler&nbsp;:</p>



<p><strong>1- Être respectueux. </strong>Le respect envers tous est important. On va me dire : on l’est tous. Je ne suis pas sûr de vouloir répondre (lol). Prenons un exemple concret : la première réunion de rentrée avec les directeurs -directrices. Comment cette réunion peut-elle témoigner du respect et de la place que je donne aux personnes ?  Par exemple sur la réflexion sur les contingences logistiques :  choisir la date, les horaires et le lieu de la réunion en pensant aux directeurs. Si je choisis un lieu qui m’arrange moi mais qui impose aux directeurs de longs trajets, des difficultés à se garer, des horaires qui débordent hors temps de travail… ce n’est pas respectueux (sauf à considérer qu’ils sont à notre service et corvéable à merci) et pas engageant pour eux. De même qu’avoir un ordre du jour annoncé en amont, tenir strictement l’horaire annoncé, laisser la parole… sont des indicateurs d’un fonctionnement pensé et bienveillant.  Faire preuve d’empathie professionnelle permet d’anticiper aisément tout cela. Cela posera un cadre bienveillant sur la réunion.</p>



<p><strong>2- Être bienveillant</strong>. Le mot le plus utilisé, détourné, tordu ces dernières années, mal compris (volontairement parfois)…La bienveillance s&rsquo;inscrit dans la relation aux autres comme le fait d’avoir un avis a priori positif et engageant envers les gens avec qui on travaille. S&rsquo;ancrer dans l’empathie, la compréhension, l’écoute, avec l’idée qu’on accompagne les autres pour qu’ils vivent au mieux leur métier et soient de meilleurs professionnels. Ce qui n’empêche pas le cadre et l’exigence. Le cadre ce sont les règles. Elles sont le fondement du système. Pas de passe-droits parce qu’on veut plaisir ou qu’on connait un tel. Pas d’adaptations abusives des règles…Avoir le même positionnement pour tous est garant de la confiance. Adieu le « fait du prince ». Ne pas oublier ce qu’est être fonctionnaire et œuvrer pour le service public. On fixe le cadre. On explique les objectifs (mettre du sens !) et on travaille AVEC les personnels. On recadre si nécessaire, on accepte l’erreur, mais surtout on écoute et on encourage. Et on fait des feedbacks (des vrais !), y compris à soi-même.</p>



<p><strong>3- Être transparent</strong>. Transparent au sens d’être honnête et d’expliquer comment les choses fonctionnent. Expliquer les choix qu’on a pu faire en tant qu’IEN, nos priorités. Par exemple, j’ai toujours privilégié ma présence à une ESS « compliquée » où ma présence était demandée par l’équipe à ma présence à un conseil d’école. Il est impossible d’être partout. L’IEN fait des choix. Il est parfois bon de s’en expliquer plutôt que de laisser des quiproquos ou des rancœurs s’installer.  Et de le faire en amont. Poser les règles dès le départ (le cadre) permet de nouer une relation de confiance. </p>



<p>La transparence c’est aussi l’humilité : plutôt que de dire n’importe quoi (de peur d’être mal perçu), je crois qu’il vaut mieux ne pas répondre à une question dont on ne connait pas parfaitement la réponse. Ça arrive. On diffère. Une connaissance exhaustive des textes est attendue des IEN mais il y a des questions, des situations qui méritent qu’on diffère la réponse pour offrir une réponse adaptée, précise et pertinente.</p>



<p><strong>4- Communiquer de façon explicite</strong>. Rien de pire qu’une mauvaise communication. Orale ou écrite, les deux méritent réflexion et compétences (donc on se forme si on ne sait pas bien faire) ! Il est parfois nécessaire de préparer certaines prises de parole (qui doivent rester spontanée) pour savoir quoi dire et comment le dire. Par exemple lors de la réunion de directeurs, ça pourrait donner quelque chose comme :</p>



<p>«&nbsp;Mesdames, Messieurs, vous verrez un certain nombre d’informations dans la note de rentrée qui sera envoyée demain matin à tous les enseignants (<em>j’annonce que parfois je communique directement aux enseignants sur leur mail perso-pro</em>) mais je souhaite vous donner tout de suite ces informations (<em>replacer chacun dans son rôle&nbsp;: le directeur est un interlocuteur privilégié, …qui n’aimerait pas avoir une info par un de ses collègues qui aurait lu la note plus vite que lui</em>)…La première information est que je m’engage à passer dans chaque école d’ici la fin du mois (<em>annonce précise d’un engagement avec un calendrier</em>), vous rencontrer ainsi que les enseignants et autres personnels de l’école (<em>car je n’oublie personne&nbsp;!</em>) afin de me présenter, de saluer tout le monde en cette rentrée et de voir et comprendre vos conditions de travail quotidiennes (<em>j’explique pourquoi je viens</em>). Ce sera une visite informelle (<em>je rassure</em>), ne vous stressez pas pour cela, et si vous n’avez pas le temps, nous le prendrons une autre fois (<em>je me positionne&nbsp;: ils ont un travail à faire, si je viens à l’improviste,&nbsp;ils peuvent ne pas être disponible, c’est normal. Je respecte leur travail</em>).&nbsp;»</p>



<p>Communiquer c’est aussi expliquer le cadre de sa communication : j’estime par exemple qu’un mail professionnel doit être envoyé entre 8 h et 18h, un jour ouvré. Pas de mails en dehors de ces horaires (le cadre, la loi, toussa toussa). Par contre, expliquer aux directeurs (aux enseignants) qu’en cas d’urgence (définir ce qu’on entend par urgence), ils peuvent communiquer en dehors de ces heures (expliquer alors quand et comment : mail,sms, appel ? car il faut aussi se préserver). Notre rôle est aussi d’apporter un accompagnement et il y a parfois des urgences qui amènent à être réactifs hors des horaires de travail. </p>



<p><strong>5- Expliquer sa vision</strong>&nbsp;: piloter c’est avoir une vision&nbsp;; porter un projet avec ses valeurs et des valeurs partagées.</p>



<p>On est jugé à nos actes pas à nos paroles. Il est ridicule de se déclarer bienveillant, humaniste, respectueux, ou exigeant, etc. si nos comportements disent le contraire.  On ne fait pas de politique ! Donc, on a une vision, qui va au-delà de la simple gestion. Une vision qui s’inscrit dans les attentes institutionnelles, une vision ambitieuse pour le territoire où on œuvre, un projet qu’on va porter et apporter aux équipes… Mettre du sens dans l’action de chacun. Responsabiliser et encourager. Il y aurait beaucoup à dire sur ce concept de vision mais ce sera pour un prochain article&#8230;</p>



<p>En conclusion de ce propos peut être un peu décousu, retenir une chose&nbsp;: faire son introspection, réfléchir à son identité professionnelle est peut-être la clé de la réussite…</p>



<p>Bonne préparation de rentrée à tous&nbsp;!</p>
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		<title>Et si l’École…Stop ! (coup de g…)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jun 2023 07:57:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[Ah, quelle ne fut pas mon exaspération à la lecture <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/et-si-lecolestop-coup-de-g">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Ah, quelle ne fut pas mon exaspération à la lecture d’un <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.ouest-france.fr/sport/entretien-nos-enfants-ne-font-pas-assez-de-sport-et-preparent-leur-infarctus-a-30-ans-bc719f06-e084-11ed-926f-b54c0e75f85a" target="_blank">article </a>dans lequel un cardiologue se plaint – à juste titre- du manque de sport des enfants ! Le constat, je le partage à 100%. La solution, non. Enfin, oui les enfants doivent faire du sport à l’école&#8230;évidemment&#8230;mais déjà dans les conditions adéquates ! Cette prise de position témoigne comme souvent d’une méconnaissance totale des réalités de l’école…Les enfants passent 144 jours par an (semaine de 4 jours) à l’école. Ils ne peuvent faire « sport » que sous certaines conditions : avoir le matériel, les locaux/espaces adaptés, pratiquer dans les conditions adaptées (hors alerte orange, alerte pollution, alerte chaleur, hors pluie…)…conditions (quantitatives et qualitatives) qui sont loin d’être réunies aussi souvent que certains l’imaginent. </p>



<p>Les bienfaits de l’éducation physique et sportive (donc pas que du sport) sont indéniables, y compris sur le plan des apprentissages scolaires (foi d’ex cpc-eps !)…Donc oui il y a un énorme problème…Mais un problème sociétal : manque de reconnaissance sociale et culturelle de la pratique sportive, valeurs négatives portées par le sport le plus populaire, inaccessibilité pour beaucoup (lieux, cout)…</p>



<p><em>In fine,</em> la prise de position de cet éminent spécialiste témoigne d’un autre problème de société : dès qu’un problème est soulevé, on demande à l’École de le résoudre ! Et là, il faut dire stop. L’école peut et doit faire beaucoup de choses mais à force de charger la barque, comment pourrait-elle remplir ses missions essentielles ? Régulièrement, « d’éminents experts » font cette même invocation (sous couvert d’intérêts cachés) : il faut les éduquer, qu’ils apprennent à être propres et à faire leurs lacets, à faire du vélo, à nager, à comprendre le monde de l’entreprise, il faut changer l’image de…, faire de l’économie financière, enseigner l’empathie, faire du social, et sauver la planète bien sûr !</p>



<p>Pour rappel, un élève d’école primaire passe 864h (au maximum, sans jours fériés) avec un professeur des écoles.  Même avec la meilleure des volontés et toute l&rsquo;énergie qu&rsquo;il peut déployer, cela ne reste qu&rsquo;une petite partie du temps passé avec l&rsquo;enfant. Une année, c’est 8760 heures. Si on enlève le sommeil, les repas, l’hygiène, il reste encore des milliers d’heures (quelle proportion actuellement passée devant des écrans ?)&#8230;Un temps considérable pour mener de nombreux apprentissages, découvertes, expériences avec les parents, les grands-parents, les structures de garde…Alors ,non, l’école ne peut pas (et ne doit pas) tout résoudre. C’est tout un fonctionnement de société qu’il faudrait repenser…Redonner à chacun ses responsabilités et repenser la journée et la semaine…davantage autour des enfants. L&rsquo;avenir c&rsquo;est eux! </p>
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		<title>Question d&#8217;ambiance&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 May 2023 15:06:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[J&#8217;ai apprécié ce matin de lire la préface de Franck <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/question-dambiance">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>J&rsquo;ai apprécié ce matin de lire la <a rel="noreferrer noopener" href="https://t.co/Y7f1c1Zknf" target="_blank">préface </a>de Franck Ramus sur le livre « Visible Learning », document que j&rsquo;ai découvert grâce à Twitter (vive la sérendipité numérique!). Je jette là à la volée mes réflexions&#8230;</p>



<p>Les recherches sont nombreuses pour trouver ce qui rend l&rsquo;enseignement « efficace », non sans débats idéologiques tranchés (partisans des données probantes et leurs détracteurs). J&rsquo;ai beaucoup lu à ce sujet, utilisé certains « résultats » dans ma propre pratique professionnelle ou d&rsquo;auteur. Pourtant, je partage un point fondamental soulevé par Franck Ramus, que je cite : « <em>les études expérimentales en éducation, aussi nombreuses soient elles, n’ont pas réponse à tout et ne couvrent pas toutes les pratiques et toutes les situations possibles.</em> » Il y a effectivement de nombreuses situations qui ne sont pas étudiées par la recherche ou alors dans des contextes précis et limitants. Face à ces situations, Franck Ramus propose « <em>d’utiliser son jugement sur la base de ses connaissances et de son expérience</em>« . La suite de son développement est intéressante. J&rsquo;ai alors repensé à un aspect du métier enseignant que j&rsquo;ai souvent trouvé délaissé, ignoré quant à la réussite au sein des classes: celui de l&rsquo;atmosphère ou pour être plus précis de l&rsquo;ambiance. Je pars du postulat que l&rsquo;ambiance de classe (que je définis à ma façon, cf. infra) a un impact sur la réussite des élèves, en particulier sur celle des élèves les plus en difficulté, en lien notamment avec les compétences psychosociales. Comment imaginer qu&rsquo;un élève qui passe la plus grosse partie de sa journée à l&rsquo;école puisse être engagé, créatif, gérer son stress et apprendre&#8230;s&rsquo;il ne se sent pas bien dans la classe ? </p>



<p>En tant que conseiller pédagogique, puis inspecteur, j&rsquo;ai eu à réaliser des centaines de visites en classe, parfois courtes (une trentaine de minutes), parfois de plusieurs heures. L&rsquo;expérience grandissant, je me rendais compte de plus en plus vite de ce que j&rsquo;allais pouvoir observer dans la classe, de ce qui m&rsquo;attendait. Parfois, il ne me fallait pas plus de quelques minutes pour me dire : <em>tu vas passer un bon moment ici, comme ces élèves</em>, ou inversement : <em>ça va être compliqué&#8230;</em>À quoi cela pouvait tenir au-delà de ma propre présence et de mon statut ? Rapidement, j&rsquo;ai assigné cette évaluation initiale à ma perception de l&rsquo;ambiance de classe (perception évidemment subjective). Il existe de nombreux outils pour observer une classe, sous différents angles (les postures enseignant-élève avec le multi agenda de D. Bucheton; la gestion de la vie de classe avec les invariants de M. Bourbao, etc.). Mais je n&rsquo;en avais pas de spécifique pour l&rsquo;ambiance de classe.</p>



<p>Comment définir celle-ci ? Que mettre derrière ce concept au sens pédagogique du terme? Je n&rsquo;ai pas lu particulièrement à ce sujet (ni cherché), j&rsquo;ai donc construit ma propre représentation de ce qui fonde l&rsquo;ambiance d&rsquo;une classe:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le <strong>cadre matériel</strong> : comment est la classe ? Quel volume, quel espace pour les élèves, zones de circulation, zones de travail, etc ? La classe est-elle accueillante (couleurs des murs, aménagement..) ou froide (pièce quelconque, typique des constructions architecturales d&rsquo;une certaine époque) ? Quelle exposition au soleil ?  Une classe exposée majoritairement au nord offre-t-elle la même ambiance qu&rsquo;une classe majoritairement exposée au sud, critère à réinterroger au regard de la localisation géographique de l&rsquo;école (pour avoir travaillé à Martigues et au Havre, la différence est flagrante!), la classe est-elle « pauvre » (peu de matériel, peu de livres&#8230;) ou « riche » ? Si on étend à l&rsquo;école: quelle cour de récréation (taille, verdure&#8230;), quid des toilettes, etc.</li>



<li>la <strong>posture de l&rsquo;enseignant-e, son rapport aux élèves</strong>: ça se voit tout de suite. Les choses sont d&#8217;emblée visibles. Dans les interactions qui se jouent, on perçoit beaucoup de choses sur les représentations des uns et des autres, qui s&rsquo;autorise quoi, comment chaque partie (enseignant-e / élèves) perçoit l&rsquo;autre&#8230;Quelle dynamique de groupe ? Est-ce basé sur une relation de contrôle ou de confiance ? La vision relève -t-elle du postulat d&rsquo;éducabilité ou est-elle plus pessimiste (voire fataliste) ? Quel rapport au savoir ? etc. </li>



<li><strong>L&rsquo;état psychologique de l&rsquo;enseignant-e le jour J</strong>: je distingue cela de la posture. Il s&rsquo;agit bien de comment est la personne ce jour-là et pas un autre. Trop souvent, la recherche, l&rsquo;institution raisonnent sur des situations modélisées avec un enseignant « type » (exécutant et répondant aux attendus). Or, un enseignant est avant tout un individu avec sa personnalité, son vécu, ses valeurs et sa représentation du monde. Et même le plus professionnel des professionnels est soumis à ce qu&rsquo;il est intrinsèquement. Il y a une forme de synchronisation entre adultes et enfants : si je suis énervé, ils le deviendront&#8230; Et je suis persuadé, pour l&rsquo;avoir vécu de nombreuses fois, qu&rsquo;il se joue là quelque chose pour la classe, dans son ambiance et , <em>in fine</em>, dans la réussite de l&rsquo;année scolaire vécu par les élèves. </li>
</ul>



<p>Développons ce dernier point : Quelqu&rsquo;un qui « n&rsquo;est pas bien » du fait d&rsquo;une situation personnelle, d&rsquo;un simple « mauvais jour » est -il 100% disponible pour la classe, qui est très exigeante pour l&rsquo;enseignant ? D&rsquo;abord, pour éviter tout quiproquo, je pense que c&rsquo;est normal : ça fait partie des aléas de la vie et il me semblerait inepte de le reprocher. Ce qu&rsquo;on pourrait reprocher c&rsquo;est la gestion qui en est faite (si on en est conscient). </p>



<p>Une anecdote me revient que je retranscris telle que je m&rsquo;en souviens: d<em>e passage dans une école, je profite de la récréation pour aller saluer les collègues de service. Quelques échanges informels s&rsquo;engagent, avec toujours une distance certaine (les discussions avec l&rsquo;IEN ne sont pas toujours naturelles&#8230;). Je vois qu&rsquo;une collègue est plus renfrognée que ce que j&rsquo;ai pu voir d&rsquo;elle par le passé. Il ne lui faut pas longtemps pour qu&rsquo;elle s&rsquo;exprime sur son mal-être : ce matin-là, les élèves sont insupportables, très bruyants et elle n&rsquo;a pas avancé comme elle le voulait. Au-delà du fait que ce sont des cycles 2, ce n&rsquo;est pas ce qui se passe d&rsquo;habitude. Je lui demande alors comment, elle, elle se sent. Elle explique que de toute façon la journée avait mal commencé. Elle avait quelques soucis personnels&#8230;la photocopieuse n&rsquo;avait pas fonctionné à son arrivée et elle n&rsquo;avait pas eu le temps de se poser du fait -qu&rsquo;en plus- elle était de service de récréation. Je lui proposais d&rsquo;aller profiter de la fin de récréation en salle des maitres pendant que je prenais la fin de son service. Bien que surprise, elle ne se le fit pas dire deux fois&#8230;Plus tard, j&rsquo;accompagnais son rang et lui partageai ma conception des choses: parfois, la journée sera difficile car on n&rsquo;est pas disponible, on n&rsquo;est pas à 100% physiquement ou psychologiquement. Les élèves le sentent et nous font alors vivre un enfer. Ce n&rsquo;est pas de leur faute mais plutôt de la nôtre. Ce qu&rsquo;il faut faire alors c&rsquo;est d&rsquo;accepter qu&rsquo;on n&rsquo;est pas à 100% disponible et déculpabiliser. Aménager sa journée: changer l&rsquo;ordre des activités, prendre plus de temps&#8230; pour se sentir soi-même mieux car de toute façon, si on ne fait rien, les choses ne se passeront pas comme voulu et en fin de journée, on sera énervé, fatigué et dans l&rsquo;appréhension du lendemain&#8230;</em>Cette (longue) anecdote me semble bien retranscrire l&rsquo;idée que j&rsquo;avais en tête : un enseignant n&rsquo;est pas un robot. C &lsquo;est un être humain avec ses forces et ses failles qui exerce un métier de l&rsquo;humain, particulièrement difficile et exigeant, qui ne laisse pas souvent le temps de souffler. </p>



<p>Alors que tirer de ces réflexions si on devait en tirer quelque chose ? Si on accepte le postulat que l&rsquo;ambiance de classe (telle que je l&rsquo;ai définie précédemment) a un rôle sur la réussite des élèves, alors il faut s&rsquo;en occuper en formation initiale et continue mais aussi avec les partenaires (par exemple les communes pour agir sur le volet « matériel »). Cela signifie en particulier d&rsquo;accompagner sur le volet psychologique et sur les questions relative au bien-être. Comment ? Au-delà des questions matérielles et humaines (il faut plus de psychologues, plus de médecin, etc.), il y a des choses « simples » qui peuvent être mises en œuvre par les collègues eux-mêmes, les directeurs-trices, les conseillers pédagogiques et inspecteurs&#8230;J&rsquo;ai pu voir dans de nombreuses écoles ces actions se faire implicitement, simplement et avec intelligence: le directeur qui prend la récréation du collègue pour qu&rsquo;il souffle, la collègue qui amène un café à la directrice, les collègues qui savent changer les idées des autres avec quelques calembours, ceux qui emmènent tout le monde avec des projets fous&#8230; Pour aller plus loin et étendre cela partout, il faut peut être poser les choses, y réfléchir, reconnaitre ces gestes comme de véritables gestes professionnels au service de tous. Aux CPC et IEN charge d&rsquo;accompagner, d&rsquo;offrir une écoute active réelle, de déculpabiliser, de proposer des tiers-temps autres pour échanger (café des directeurs, temps de rencontres informels, etc.). Et vous, vous en pensez quoi ? </p>



<p></p>
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		<title>Réflexions sur l&#8217;évaluation des formations</title>
		<link>https://www.parlonspedagogie.fr/reflexions-sur-levaluation-des-formations</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 May 2023 16:21:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
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					<description><![CDATA[Je livre ici quelques réflexions générales sur un sujet que <a class="more-link" href="https://www.parlonspedagogie.fr/reflexions-sur-levaluation-des-formations">Lire plus ...</a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><em>Je livre ici quelques réflexions générales sur un sujet que je pense important pour une formation continue pertinente réellement au service des professeurs.</em></p>



<p>La question de l’évaluation des formations d’enseignants est complexe. Elle n’est pas toujours pensée (au sens de réfléchie, conceptualisée). La mesure de l&rsquo;impact des formations sert parfois plus les organisateurs et formateurs que les formés. </p>



<p>Les formations dispensées aspirent à développer de nouvelles compétences que l’on a jugées nécessaires pour résoudre des problèmes rencontrés dans la classe.A ce jour, il existe plusieurs types de formation dans l’enseignement&nbsp;(premier degré):</p>



<p>* <strong>les animations ou conférences pédagogiques</strong>&nbsp;: temps de formation généralement courts, de 1h30 à 6h, dispensées par un ou plusieurs «&nbsp;experts»&nbsp;: professeur des universités ou maitre de conférence, inspecteur (IEN ou IA-IPR), conseiller pédagogique, formateur second degré, professeur ressource, etc.</p>



<p>* <strong>les constellations</strong>: nouvelle modalité issue du plan « mathématiques » et étendue à d&rsquo;autres domaines. Elles répondent à des caractéristiques précises: taille de groupe limitée, durée importante (plus de 18h), échanges de pratique et observation en classe (par exemple sur le modèle des <em>Lesson study)</em>,etc.</p>



<p>* <strong>les groupes de travail</strong>&nbsp;: temps de formation à durée variable pendant lesquels des enseignants, avec un animateur, doivent accomplir une tâche de production ou répondre à une commande. Ce qu&rsquo;on retrouve parfois à l&rsquo;issue d&rsquo;un conseil école-collège, d&rsquo;un plan d&rsquo;actions d&rsquo;une cité éducative ou d&rsquo;un réseau d&rsquo;éducation prioritaire&#8230;</p>



<p>* <strong>les stages</strong>&nbsp;: bien qu&rsquo;en voie de disparation, ils en subsistent quelques-uns (par le caractère obligatoire): ceux-ci pouvant aller d’une journée à plusieurs semaines, ils ont un objectif plus ou moins précis dans le cadre d’une thématique choisie ou en lien avec l&rsquo;adaptation à une fonction précise. </p>



<p>Etc.</p>



<p>Toutes ces formations sont proposées selon des critères et modalités très variées: temps obligatoires ou choisis, 100% présentiel ou hybrides, selon des logiques variables pour choisir les formés (par groupes d&rsquo;école, par niveau, par contraintes pratiques&#8230;).</p>



<p>Ces différentes modalités donnent lieu à des <strong>évaluations variables</strong>&nbsp;:</p>



<p>&#8211; aucune évaluation: même si cela disparait, cela existe encore.</p>



<p>&#8211; relevé du ressenti des participants&nbsp;(oralement): «&nbsp;êtes-vous satisfaits/contents&nbsp;?&nbsp;». </p>



<p>&#8211; questionnaire de fin de formation&nbsp;: listing de questions s’étalant des détails d’organisation de la formation, à l’évaluation des ressources proposées, au transfert possible, etc. Ce questionnaire peut être anonyme ou non (ce qui change évidemment la façon dont il est complété).</p>



<p>&#8211; grille d&rsquo;analyse dite «&nbsp;araignée&nbsp;» sur plusieurs champs notés sur 5-6 valeurs, souvent accompagnée de commentaires. Les champs sont par exemple&nbsp;: <em>adéquation entre le descriptif et les contenus réalisés au cours du stage &#8211; Rapport entre la durée du stage et la densité des contenus &#8211; Équilibre de l’emploi du temps &#8211; Enrichissement personnel &#8211; Apports professionnels &#8211; Réinvestissements possibles &#8211; Prise en compte de la diversité des attentes des stagiaires &#8211; Formes de travail et démarches adoptées &#8211; Mode de participation des stagiaires&nbsp;: attitude et dynamique du groupe</em>.</p>



<p>Ces évaluations sont essentiellement centrées sur la forme de la formation et l’acquisition des compétences visées par la formation. Mon expérience m&rsquo;a amené à voir plusieurs difficultés sur ces fonctionnements:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>dans le format choisi</strong>. Les échelles de Likert (noter sur 5 de « tout à fait satisfait » à 1 « totalement insatisfait ») poussent parfois les personnes à mettre une note moyenne pour « éviter » de se positionner. De même les choix binaires (oui/non, d&rsquo;accord/pas d&rsquo;accord&#8230;) incommodent : souvent l&rsquo;item proposé appelle une réponse plus complexe et il est difficile de trancher, etc.</li>



<li><strong>sur le moment choisi:</strong> demandé juste à la fin de la formation : quelle prise de recul ? demandé quelques semaines après à distance, quid ? etc</li>



<li><strong>sur le fond </strong>: l&rsquo;évaluation s&rsquo;attache parfois dans sa construction à montrer que le formateur a rempli la commande car lui-même a des comptes à rendre. </li>



<li><strong>sur la pertinence</strong> : l&rsquo;évaluation menée s&rsquo;attache souvent plus à la représentation de l&rsquo;enseignant qu&rsquo;à une évaluation individuelle de sa compétence réelle. </li>



<li><strong>sur la suite de cette évaluation</strong> : le formateur fait-il un retour aux formés ? Exploite-t-il les réponses pour réinterroger ses pratiques voire le dispositif ? </li>
</ul>



<p>La critique est évidemment facile et la mise en œuvre bien difficile, tant les contraintes sont nombreuses. J&rsquo;ai parfois moi-même été en difficulté! Toutefois, en se concentrant sur trois axes, on pourrait avoir quelque chose de plus qualitatif: </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">Axe 1 : l’évaluation des acquis&nbsp;</mark></strong>: les participants à la formation ont-ils atteint les buts fixés par la formation,&nbsp; et qui avaient été contractualisés en amont?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">Axe 2 : le transfert</mark></strong>&nbsp;: les formations d’enseignant ont généralement pour objectif de transférer l’objet de formation en un changement de pratiques professionnelles sur le terrain. Il faut donc anticiper la mesure du transfert : comment est-il mesuré ? Par le formé seul ? Avec le formateur ? Et il faut en amont avoir bien validé avec les formés du caractère réaliste (et réalisable) de cet attendu.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blue-color">Axe 3 : l’impact sur les élèves&nbsp;:</mark></strong> les changements de pratiques professionnelles, s’il y en a eu, ont-ils un impact sur les résultats des élèves&nbsp;? Quels outils sont proposés aux enseignants pour le mesurer ? </p>



<p>Les questions du transfert et de l’impact sont souvent déléguées à l’Inspecteur qui devrait lors de ses inspections futures revenir sur ces formations, mais les inspections n&rsquo;ont plus la même fréquence qu&rsquo;avant le PPCR, même dans le cadre des évaluations d&rsquo;école . La mise en place d’un suivi reste rare car chronophage. Les outils utilisés différent et ne font pas l’objet d’un consensus entre formateurs.</p>



<p>La question de l’évaluation des formations d’enseignants doit donc largement être approfondie et repensée.</p>



<p>On peut reprendre le travail mené par François Muller sur la formation d’enseignants et l’évaluation (<a href="http://francois.muller.free.fr/diversifier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir son site</a>) .</p>



<p>François Muller nous propose une répartition des différentes étapes d’une formation&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-table"><table><tbody><tr><td><strong>Analyse des besoins</strong><strong>&nbsp;</strong></td><td>définition des objectifs de formation et des effets attendus&nbsp;</td></tr><tr><td><strong>Conception&nbsp;</strong><strong>&nbsp;</strong></td><td>définition des objectifs de formation et des effets attendus&nbsp;</td></tr><tr><td><strong>Développement</strong><strong>&nbsp;</strong></td><td>développement des outils de l&rsquo;évaluation&nbsp;</td></tr><tr><td><strong>Réalisation de la formation</strong><strong>&nbsp;</strong></td><td>évaluation des pré-requis&nbsp; évaluation au début de la formation évaluation pédagogique&nbsp;</td></tr><tr><td><strong>Evaluation de la formation</strong> <strong>(évaluation interne)</strong><strong>&nbsp;</strong></td><td><a href="http://francois.muller.free.fr/diversifier/satisfaction.htm">niveau 1</a>: opinion- satisfaction<br><a href="http://francois.muller.free.fr/diversifier/acquis.htm">niveau 2</a>: mesure des acquis </td></tr><tr><td><strong>Suivi</strong> <strong>(évaluation externe)</strong><strong>&nbsp;</strong></td><td><a href="http://francois.muller.free.fr/diversifier/utilisationdesacquis.htm">niveau 3</a>: utilisation des acquis, application des compétences<br><a href="http://francois.muller.free.fr/diversifier/resultatsoperationnels.htm">niveau 4</a>: résultats opérationnels</td></tr></tbody></table></figure>



<p>Il définit ainsi <strong>4 niveaux d’évaluation</strong>, que l’on peut détailler dans la carte ci-dessous&nbsp;:</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://www.parlonspedagogie.fr/wp-content/uploads/2023/05/EVALUER-UNE-FORMATION.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué EVALUER-UNE-FORMATION."></object><a id="wp-block-file--media-0653bdb3-e015-4022-b23a-006fdf416d35" href="https://www.parlonspedagogie.fr/wp-content/uploads/2023/05/EVALUER-UNE-FORMATION.pdf">EVALUER-UNE-FORMATION</a><a href="https://www.parlonspedagogie.fr/wp-content/uploads/2023/05/EVALUER-UNE-FORMATION.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-0653bdb3-e015-4022-b23a-006fdf416d35">Télécharger</a></div>



<p>Pour aller plus loin dans cette réflexion, je vous conseille d’aller directement à la source, sur le site de François Muller: <a rel="noreferrer noopener" href="http://francois.muller.free.fr/diversifier/la_formation.htm" target="_blank">http://francois.muller.free.fr/diversifier/la_formation.htm</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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